A 232 — B 36 — G 52 -- POR xxix, 4 — BOS II. xvn
FAU r. 220 -^HAV xxiv, 61 — MOL 1, io5.
— ' FAU la source. — - A1 la concupiscence est la source.
Opinions du peuple saines. — Etre brave n'est pas trop vain : car c'est montrer qu'un grand nombre de gens travaillent pour soi; c'est montrer par ses cheveux qu'on a un valet de chambre, un parfumeur, etc. ; par son rabat, le fil, le passement ..., etc. Or, ce n'est pas une simple superficie, ni un simple harnais, d'avoir plusieurs bras : plus on a de bras, plus on est fort. Etre brave, c'est l montrer sa force.
[i] D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite pas et un esprit boiteux nous irrite? A cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit, et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons: sans cela nous en aurions pitié et non colère. Epictète demande bien plus fortement : « Pourquoi ne nous fâchons-nous pas, si l on nous dit que nous avons mal à la tète, et que nous nous fâchons de ce qu'on dit que nous raisonnons mal ou que nous choisissons mal. » [Entretiens, iv, 6.] [2] Ce qui cause cela est que nous sommes bien certains que nous n'avons pas mal à la tète (et que nous ne sommes pas boiteux) : mais nous ne sommes pas si assurés que nous choisissons le vrai. De sorte que, n'en ayant d'assurance qu'à cause que nous le voyons de toute notre vue, quand un autre voit de toute sa vue le contraire, cela nous met en suspens et nous étonne, et encore plus quand mille autres se moquent de notre choix : car il faut préférer nos lumières à celles de tant d'autres, et cela est hardi et difficile. Il n'v a jamais cettte contradiction dans les sens, touchant un boiteux.
[3] L'homme est ainsi fait, qu'à force de lui dire qu'il est un sot, il le croit; et à force de se le dire à soi-même, on se le fait croire. Car
501. — ■ A 232 (Une petite croix en tète) — B 35 — C 52 — BOS I, vm, i3 — FAU i, 179 — IIAV v, 12 — MOL i, 106.
— ' FAU, IIAV brave, est.
— Brave signifie bien mis. Cf Molière : Amour médecin, I, 1 : je tiens que la braverie et l'ajustement est la chose qui réjouit le plus les jeunes filles.
502. — A 232 — B 3(3 — C 53 — POR xxix, 5: et xxvur. 53 — BOS 1. vin. 1 1 : et II. wir. 47 — FAU 1. 217 — IIAV v. 10 (f 1-2): et xxiv, 3; (f MOI. 1, 69.
Il \Y en fait deux pensées. Il me semble qu'il n'y en a qu'une : c'est parce que nous ne sommes pas « assurés que nous choisissons le vrai », que nous en arrivons facilement à croire que nous sommes « sots ».
— ' A1 pas de ce qu'on dit.
l'homme fait lui seul une conversation intérieure qu'il importe de bien régler : « Corrumpunt mores bonos colloquia prava. » I Cor., xv, 33. Il faut se tenir en silence autant qu'on peut, et ne s'entretenir que de Dieu, qu'on sait être la vérité, et ainsi, on se la - persuade à soi-même.
Et ce qui couronne tout cela est la prédiction, afin qu'on ne
dît point que c'est le hasard qui l'a faite.
Quiconque, n'ayant plus que huit jours à vivre, ne trouvera pas
que le parti est de croire que tout cela n'est pas un coup du hasard
Or, si les passions ne nous tenaient point, huit jours et cent ans sont une même chose.
[i] Qu'alors 1 l'idolâtrie serait renversée, que ce Messie abattrait
toutes les idoles, et ferait entrer les hommes dans le culte du vrai Dieu [Ezéch., xxx, 12]; que les temples des idoles seraient abattus, et que, parmi toutes les nations, et en tous les lieux du monde, Lui serait offerte '-' une hostie pure, non pas des animaux [Malach., 1, 1 ij; [2 qu'il serait roi des Juifs et des Gentils [Ps. lxxi, i i] ; — et voilà ce Roi des Juifs et des Gentils, opprimé par les uns et les autres qui conspirent à Sa mort, dominateur 3 des uns et des autres, et détruisant et le culte de Moïse dans Jérusalem, qui en était le centre, dont II fait sa première église et le culte des idoles dans Rome, qui en était le centre, et dont II fait sa principale église.
[1] Après que bien des gens sont venus devant, il est venu enfin
2 FAU le.
— Cf Montaigne, iii, 8: Xénophon, Mémorables. III, xm. 1 : Platon. Protagoras, 32'3 (HAVj.