‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 216 sur 299 · A 427 — B 37i - C 32y — FAU i, 3 18 — HAV Pro 3oo · texte numérisé non relu

A 427 — B 37i - C 32y — FAU i, 3 18 — HAV Pro 3oo

— ' B et FAU : souverains. — Je mets une virgule car j'entends : craint les savants, car les savants ne lui sont pas soumis, etc., et non craint ceux des savants qui, etc.

L'homme n'est ni ange, ni bète ; et le malheur veut que qui veut

faire l'ange fait la bète.

La l nature a mis toutes ses vérités, chacune en soi-même ; notre art les renferme les unes dans les autres: mais cela n'est pas naturel: chacune tient à sa place.

Gloire. — Les bètes ne s'admirent point. Un cheval n'admire point son compagnon: ce n'est pas qu'il n'y ait entre eux de l'émulation à la course, mais c'est sans conséquence; car, étant à l'étable, le plus pesant et plus 1 mal taillé n'en 2 cède pas son avoine à l'autre, comme les hommes veulent qu'on leur fasse. Leur vertu se satisfait d'elle-même.

Montalte, — Les opinions relâchées plaisent tant aux hommes, qu'il est étrange que les leurs déplaisent. C'est qu'ils ont excédé toute borne. Et, de plus, il y a bien des gens qui voient le vrai, et qui n'y peuvent atteindre. Mais il y en a peu qui ne sachent que la pureté de la religion est contraire à nos corruptions l. Ridicule de dire qu'une récompense éternelle est offerte à des mœurs escobartines.

/04. A 427 — B 372 — C 329 — Manquait dans POR, a été insérée

plus tard au chapitre xxxi — FAU 1, i83 — HAV vu. i3 — MOL 1, 67.

— Cf Montaigne, m, 1 3.

Page 1