B 221 {suit 445) — C 434 — POR xv, 7 - BOS II, xi
FAU 11, 3 1 8 — HAV xvm, 1 2 — MOL 11, 4.
païens et les Juifs ; qu'il vient détruire les idoles des uns et la superstition des autres.
[2] A cela s'opposent tous les hommes, non seulement par l'opposition naturelle de la concupiscence; mais, par dessus tous1, les rois de la terre s'unissent pour abolir cette religion naissante, comme cela avait été prédit
(Proph. a : « Quare fremuerunt gentes reges terra? adversus Christum ? »
[Ps. ir, 1-2]). [3] Tout ce qu'il y a de grand sur la terre s'unit, les savants, les sages, les rois : les uns écrivent, les autres condamnent, les autres tuent. Et, nonobstant toutes ces oppositions, ces gens simples et sans force résistent à toutes ces puissances, et se soumettent même ces rois, ces savants, ces sages, et ôtent l'idolâtrie de toute la terre. Et tout cela se fait par la force qui l'avait prédit.
Qu'on s'imagine un nombre d'hommes dans les chaînes, et tous condamnés à la mort, dont les uns étant chaque jour égorgés à la vue des autres, ceux qui restent voient leur propre condition dans celle de leurs semblables, et, se regardant les uns et les autres avec douleur et sans espérance, attendent J à leur tour; c'est 2 l'image de la condition des hommes.
La création et le déluge étant passés, et Dieu ne devant plus détruire le monde, non plus que le recréer, ni donner de ces grandes marques de lui, il commença d'établir un peuple sur la terre, formé exprès, qui devait durer jusqu'au peuple que le Messie formerait par son esprit.
— ' FAU ne met aucune virgule : le sens reste équivoque : par dessus : en outre, ou par dessus tous : plus que tous les autres. '-' ICn marge. HAV supprime Proph.
904. - - B 222 [suit go3) — C 435 — Manquait dans POU. : a été insérée plus tard au chapitre xxvm — BOS I, vu. G — FAU n. 2 3 — HAV iv, 7 — MOL i, 1 55.
PAU rattache cette pensée à la pensée 44.5 : mais dans B, elle en est séparée par d'autres.
— ' FAU, IIAV attendent leur tour. - '-' Cette dernière phrase est, dans B, une addition postérieure.
905. B 223 (suit (J04) — C 435 - BOS II, vin, 1 — PAU 11. 1 Il \\ xv, 1 — MOL i, 187.
Antiquité des Juifs K — [i] Qu'il y a de différence d'un livre à un autre! Je ne m'étonne pas de ce que les Grecs ont t'ait l'Iliade, ni les Egyptiens et les Chinois leurs histoires. [2] Il ne faut que voir comment cela est né. Ces historiens fabuleux ne sont pas contemporains des choses dont ils écrivent. Homère fait un roman qu'il donne pour tel et 2 qui est reçu pour tel : car personne ne doutait que Troie et Agamemnon n'avaient non plus été que la pomme d'or. Il ne pensait pas aussi à en faire une histoire, mais seulement un divertissement. [3] Il est le seul qui écrit de son temps : la beauté de l'ouvrage fait durer la chose; tout le monde l'apprend et en parle: il la faut savoir; chacun la sait par cœur. Quatre cents ans après, les témoins des choses ne sont plus vivants : personne ne sait plus par sa connaissance si c'est une fable ou une histoire : on l'a seulement appris de ses ancêtres ; cela peut passer pour vrai.
[4] Toute histoire qui n'est pas contemporaine est suspecte : ainsi les livres des Sibylles et de Trismégiste, et tant d'autres qui ont eu crédit au monde. sont faux, et se trouvent faux à la suite des temps. Il n'en est pas ainsi des auteurs contemporains.
[5] Il v a bien de la différence entre un livre que fait un particulier, et qu'il jette dans le peuple, et un livre qui s fait lui-même un peuple. On ne peut douter que le livre ne soit aussi ancien que le peuple.
On n'est pas misérable sans sentiment : une maison ruinée ne l'est pas il n'y a que l'homme de misérable : « Ego vir videns » | Jebem. Thren.. m, 1 ]
906. B 22b (suit yo5) — C 437 — POR vin. 3 et 4 — BOS II. vu. 2 et 3 —
FAU 11. 190 (| i-3); et 11. 189 (| 4-5) — HAV xiv. 6 (§ 1-3); et xiv. 5 (| 4-5) - MOL 1. 267 (| i-3); et 1, 269 (| 4-5).
FAU, HAV, MOL ont fait plusieurs pensées de ces lignes, qui pourtant se suivent dans B. — FAU, HAV intervertissent les %% 4 et 5 et font précéder le § 5 de quelques lignes (cf 587 note 3 et 575). qui ne sont pas dans B.
— l Titre supprimé dans FAU et HAV. __ a FAU qu'il donne pour tel, car personne. - -■ 3 MOL propose la correction que fait, évidemment inadmissible. — Cf la pensée §38.
907. — B 225 (suit 906) - C 433 - FAU n, 82 — HAV \\v, 82 — MOL 1, 72.
Que si la miséricorde de Dieu est si grande qu'il nous instruit salutairemcnt. même lorsqu'il se cache, quelle lumière n'en devons-nous pas attendre, lorsqu'il se découvre ?
Reconnaissez donc la vérité de la religion dans l'obscurité même de la religion, dans le peu de lumière que nous en avons, dans l'indifférence que nous avons de la connaître.
L'être éternel est toujours, s'il est une fois.
Toutes les objections des uns et des autres ne vont que contre eux-mêmes. el pnint contre la religion. Tout ce que disent les impies
Ainsi, tout l'univers apprend à l'homme, ou qu'il est corrompu, ou
qu'il est racheté. Tout lui apprend sa grandeur ou sa misère. L'abandon de Dieu paraît dans les païens : la protection de Dieu paraît dans les Juifs.
908. B 226 {suit 907) — C 43X — POR xvni, 23 — BOS II, xur. 1 1 —
FAU u. 1 56 — HAV xx, 17 — MOL 1, 3 19.
909. B 22G (suit 908) — C 43K — POR xvm, [9 - BOS II, xm. 10 —
FAU u. [56 — MOI. 1, 3 19.
FAU u, 264, HAV \x. 14, MOL 1, 317. en publient une pariante : « Mais que l'on reconnaisse (HAV connaisse) la vérité, etc. ». qui n'est ni dans A, ni dans B ou C.
910. — B 226 {suit 909) — C 438 — FAL 11, i56 - HAV xx\. 89 - MOL 1. 3 1 5.