‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 257 sur 299 · B 253 (suit 921) — G 469 — FAU 11. 3 10 — MOL · texte numérisé non relu

B 253 (suit 921) — G 469 — FAU 11. 3 10 — MOL

B, C y ajoutent les dernières lignes de la pensée 41Q : N'ayez point de confiance, etc.

sera éternellement prince sur eux. » Exode, iv, 22 : « Israël est mon fils

premier-né. »

Le dieu des chrétiens est un Dieu qui fait sentir à l'âme qu'il est son unique bien ; que tout son repos est en lui : qu'elle * n'aura de joie qu'à l'aimer : et qui lui fait en même temps abhorrer les obstacles qui la retiennent et l'empêchent d'aimer Dieu de toutes ses forces ; l'amour-propre et la concupiscence, qui l'arrêtent, lui sont insupportables. Ce Dieu lui fait sentir qu'elle a ce fonds d'amour-propre qui la perd, et que lui seul la peut guérir.

Le monde subsiste pour exercer miséricorde et jugement, non pas comme si les hommes y étaient sortant des mains de Dieu, mais comme des ennemis de Dieu, auxquels il donne, par grâce, assez de lumière pour revenir, s'ils le veulent chercher et le suivre - mais pour les punir, s'ils refusent de le chercher ou de le suivre.

Les prophètes ont prédit, et n'ont pas été prédits. Les saints ensuite prédits, non l prédisants. Jésus-Christ prédit a et prédisant.

C'est une chose admirable que jamais auteur canonique ne s'est servi de la nature pour prouver Dieu. Tous tendent à le faire croire : David. Salomon, etc.. jamais n'ont dit : « Il n'y a point de vide, donc il y a un Dieu. » Il fallait qu'ils fussent plus habiles que les plus habiles gens qui sont venus depuis, qui s'en sont tous servis. Cela est très considérable.

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