I [i] 3. — S'ils ne renoncent à la probabilité, leurs
bonnes maximes sont aussi peu saintes que les méchantes, car elles sont fondées sur l'autorité humaine ; et ainsi, si elles sont plus justes, elles seront plus raisonnables, mais non pas plus saintes. Elles tiennent de la tige sauvage sur quoi elles sont entées.
[2] Si * ce que je dis ne sert à vous éclaircir, il servira au peuple.
[3] Si ceux-là se taisent, les pierres parleront.
[4] Le silence est la plus grande persécution : jamais les saints ne se sont tus 2. Il est vrai qu'il faut vocation, mais ce n'est pas des arrêts
!l A1 la justice, n'y étant pas. elle. — A- n'y étant pas, cette absence.
2C>2- - A 97 — FAU 1, 274 — 1IAV Pro 290 — MOL 11, 121.
— Cf la 6'"' Provinciale et Jon. xv. i5 (HAV). « \'ous » ce sont les casuistes.
263. A 97 (une petite croix en tète) — FAU ri. 3 18 — HAV \xv, 209. 1 1 — MOL 11, 26.
HAV a rattaché celte pensée au Mystère de Jésus.
— ' A1 dans une.
2()4-265. Sur une même feuille A 99, 265 en marge de 264 (§ 4-5).
264. - - A (Sur une feuille, recto et versoi 99 (§ 1-6); et 100 (§ 7-12) — LOS 11. xvii. 77 — FAU 1. 266 (f ,-, ,); et 1. 270 (§ 1 2) — HAV Pro 287 1% [-2); et xxiv, 66 (g 4-6); et xxiv. 66 bis (§ 7-1 1); et Pro 288 (§ 12) — MOL 11. 106 (| t-i 1); et n. 1 1 (') (f 121.
l'Ai , HAV, MOL séparent le % 12 qui pourtant, est visiblement écrit en même temps, et se rapporte à la même polémique.
— ' S'adresse évidemment aux Jésuites. * A1 tus : ce n'est pas des arrêts (il est vrai mais : en surcharge).
du Conseil, qu'il faut apprendre si l'on est appelé, c'est de la nécessité de parler. Or. après que Rome a parlé, et qu'on pense qu'il a 3 condamné la vérité, et qu'ils l'ont écrit, et que les livres qui ont dit le contraire sont censurés, il faut crier d'autant plus haut qu'on est censuré plus injustement, et qu'on veut étouffer la parole plus violemment, jusqu'à ce qu'il vienne un pape qui écoute les deux parties, et qui consulte l'antiquité pour faire justice. Aussi, les bons papes trouveront encore l'Eglise en clameurs. [5] L'inquisition 4 et la Société : les deux fléaux de la vérité. 6] Que ne les accusez-vous d'Arianisme ? Car ils ont dit que Jésus-Christ est Dieu : peut-être l'entendent-ils non par nature, mais comme il est dit « Dii estis » [Ps. lxxxi, 6].
II [7] Si mes Lettres sont condamnées à Rome, ce que j'y condamne est condamné dans le ciel : Ad tuum, Domine Jesi\ tribunal appelle
[8] Vous-mêmes êtes corruptibles 1.
[9] J'ai craint que je n'eusse mal écrit, me voyant condamné : mais l'exemple de tant de pieux écrits me fait croire au contraire. Il n'est plus permis de bien écrire, tant l'Inquisition est corrompue ou ignorante !
[10] Il est meilleur d'obéir à Dieu qu'aux hommes.
[11] Je 1 ne crains rien, je n'espère rien. Les évêques ne sont pas ainsi. Le Port-Royal craint, et c'est une mauvaise politique de les séparer : car ils ne craindront plus et se feront plus craindre. Je ne crains pas même vos censures personnelles 2, si elles ne sont fondées sur celles de la tradition. Censurez-vous tout? Quoi! même mon respect? Non. Donc dites quoi, ou vous ne ferez rien, si vous ne désignez le mal 3, et pourquoi il est mal. — Et c'est ce qu'ils auront 4 bien peine à faire.
III | 12] Probab ilité L - Ils ont plaisamment expliqué la sûreté, car, après avoir établi que toutes leurs voies sont sûres, ils n'ont plus appelé sûr ce qui mène au ciel sans danger de n'y pas arriver par là, mais ce qui y mène sans danger de sortir de cette voie.