‹ Les penseurs de l'Islam (volume 2)Chapitre 161 sur 192 · CHAPITRE VII. LA PHILOSOPHIE POLITIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. LA PHILOSOPHIE POLITIQUE

taie, conquit T'Irâk, le Kurdistan, le Fars, etc. Le Khalife Kaïm fit prononcer son nom dans les prières du prône en 447 (1055),, et lui donna sa fille en mariage. Alp-Arslan, son neveu, lui succéda ; il fit des campagnes en Géorgie et en Arménie, fut vainqueur de l'empereur grec Romain IV, dit Diogène, et se soumit toute la Perse. C'est lui qui prit pour vizir Nizâm el- Moulk. Son fils Malek Chah régna après lui. « Le règne de ceprince, aditMustaufi (1), futle printemps de la dynastie des Seldjoukides et l'époque de leur plus grande puissance. » Malek- Chah enleva Antioche aux Grecs. Son empire s'étendait de la Syrie à la Transoxiane et de la mer Caspienne au voisinage de l'Yémen. Il le partageait sous forme de vice-royautés entre des membres de sa famille et des favoris. De là résultèrent des dynasties secondaires. Malek Chah régna 20 ans et mourut en 485 (1092) ; sa capitale était Ispahân.

Le caractère de Nizâm el-Moulk, tel qu'il se dégage de certains faits et anecdotes, n'est pas dépourvu de ruse. Sous Alp-Arslan, il se trouva en rivahté avec Hasan ibn Sabbah, qui fut dans la suite un puissant chef Ismaélien. Le Sultan avait désiré qu'on lui dressât un tableau des dépenses et des revenus de son

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