‹ Les penseurs de l'Islam (volume 2)Chapitre 162 sur 192 · Târîkhè Goz(dè,éd. et trad. Jules Gantin, p. 217 et suiv · texte numérisé non relu

Târîkhè Goz(dè,éd. et trad. Jules Gantin, p. 217 et suiv

empire. Nizâm el-Moulk avait demandé deux ans pour faire ce travail ; Hasan se fit fort de le terminer en quarante jours et le Sultan l'en chargea. Quand il fut terminé, Nizâm el- Moulk se le procura par l'intermédiaire d'un secrétaire et en brouilla un peu les feuilles. Or il paraît que dans ce temps les feuilles dans les ministères n'étaient pas paginées. Hasan parut devant le Sultan pour rendre compte de son travail, trouva les folios mêlés et ne sut pas les remettre en ordre. Confus, il quitta la cour et fit profession d'hérésie. — A l'avènement de Malek Chah, un de ses oncles s'était révolté contre lui ; on l'avait déjà battu et fait prisonnier ; mais les soldats, prompts à profiter des circonstances, demandèrent une augmentation de solde, menaçant, si elle ne leur était pas accordée, de se déclarer pour ce prétendant. Nizâm el-Moulk les pria d'attendre jusqu'au lendemain, pour qu'il eût le temps de présenter leur requête au Sultan. Le lendemain, il réunit les troupes et leur annonça que, de désespoir, le prétendant s'était empoisonné dans sa prison. Et il y a encore d'autres traits analogues. Nizâm el-Moulk fut évidemment grand administrateur ; lui même d'ailleurs s'en est vanté. Il assigna un jour le salaire des bateliers de^ rOxus sur le tribut d'Antioche en Syrie : « C'est^ dit-il, afin que longtemps après moi, on parh encore de l'étendue et du bon ordre de l'empire.

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