CHAPITRE VIII. LES PROVERBES ET LES CONTES
la première fois par Masoudi, au iv^ siècle de l'hégire, sous leur titre arabe et sous le nom persan de hézâr efsâneh, les mille contes (1). Elles font partie, selon cet historien, de « recueils qui, (lit-il, nous sont parvenus, après avoir été traduits du persan, de l'indien ou du grec ». Une variante, au lieu de « l'indien » , porte : « du pehlvi ». «C'est, dit Masoudi, l'histoire d'un roi, du vizir, de sa fille et de sa servante ; ces deux dernières s'appellent Chîrâzâd et Dînâzâd.»
D'après les critiques auxquelles ont été soumis les contes, on peut considérer comme remontant à l'époque de Masoudi, soit à notre x^ siècle, et comme ayant fait partie de l'original persan : le cadre (on appelle ainsi l'histoire de Chéhérazade), le pêcheur et l'If rît, Hasân de Basrah, le Prince Bedr et la Princesse Djawhar de Samandal, Ardéchîr et Hayât en-Nofous ; Qamar ez-Zémân et la Princesse Boudour ; et d'après plusieurs érudits, ce premier groupe de contes serait d'origine indienne.
J'avoue ne voir dans les contes ici mentionnés aucun trait décelant qu'ils tirent leur origine de l'Inde. Il s'y trouve au contraire beaucoup de superstitions juives, mêlées de quelques détails musulmans ou même chrétiens. Le pêcheur, lassé de ne rien prendre, s'adresse à Dieu ;