‹ Les penseurs de l'Islam (volume 2)Chapitre 70 sur 192 · Dès 1723, J. Gagnier en avait extrait la vie de · texte numérisé non relu

Dès 1723, J. Gagnier en avait extrait la vie de

Mahomet, publiée à Oxford avec une trad. latine. Le

titre de la traduction de Reiske est Abilfedse Annales

Moslemici, lat. ex ar. feeit J. J. Reiske, Leipzig, 1754 }

e texte ar. fut publié en 1789.

alors le mouvement et le charme des mémoires. Nous ne pouvons mieux faire pour en donner une idée que de résumer la v'.e d'Abou'1-Fédâ, déjà écrite avec détails par Reinaud (1).

Abou'1-Fédà appartenait à la famille d'Eyoub, celle du fameux Saladin. Ce Sultan avait donné en fief à son neveu Taky ed-D.n 'Omar, de qui descendait notre auteur, la ville de Hamât en Syrie, sur l'Oronte, et quelques localités voisines. Nous nous retrouvons donc dans la même région où nous avons déjà connu l'émir Ousâma, sur le même fleuve, et dans une situation his'orique générale qui à cent ans de distance, n'a pas sensiblement changé. Des luttes continuelles agitent la Syrie ; les Chrétiens, les Tartares Mongols, les Mamlouks y figurent ; le pouvoir dominant est celui du Sultan d'Egypte.

Au moment de la naissance d'Abou'1-Fédâ, son père avait été chassé de la principauté par suite d'une invasion de Tartares et était venu se réfugier à Damas. C'est là que naquit l'historien en 672. Il reçut une éducation très complète, bien qu'il soit difficile d'imaginer comment il put trouver le temps d'apprendre ; car, à peine sorti de l'enfance, nous le voyons porter les armes. A douze ans, il figure à côté de son père

Page 1