‹ Les penseurs de l'Islam (volume 3)Chapitre 52 sur 122 · Mafâtih el-'oloum , éd. Van Vloten, Leyde · texte numérisé non relu

Mafâtih el-'oloum , éd. Van Vloten, Leyde

LES PENSEURS DE L’iSLAM

à la bête, au courrier qui la monte et à la longueur de deux parasanges qui est la distance ordinaire des relais. Les indications fournies par cet ouvrage sur l’administration des eaux sont précieuses. Le ministère des eaux s’appelait el-Kastbazoud. C’est un terme arabisé formé de deux mots persans Kâst-afzoad , qui signifient le moins et le plus. On gardait dans ce ministère les impôts à payer par les propriétaires d’eau, suivant la quantité que chacun possédait, et selon ce qu’il en achetait ou en vendait. Es-saïh désignait l’eau qui se trouve à la surface du sol, et avec laquelle on peut arroser sans le concours d’instruments, roues hydrauliques, norias et autres; ces machines servent pour les terres élevées... Mais revenons à Ibn Miskawéïh.

Nous allons indiquer comment il raconte (1) l’histoire d’un grand vizir, Ibn el-Forât, dont la carrière peut servir de type pour celles de beaucoup d’hommes d’État de cette époque. Cela se place sous le règne de Moktadir. Ibn el-Forât devient vizir pour la première fois en 296, au moment où Moktadir monte sur le trône, après avoir triomphé d’un compétiteur Mu'lazz. Il commence par se débarrasser de quelques-uns de ses ennemis ; le Khalife lui remet toutes les affaires entre les mains, et il

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