CHAPITRE VI. — LA CONQUÊTE ARABE
choses ne se gâtent si l’on ne fait pas le compte de ceux qui auront reçu et de ceux qui n’auront rien reçu. » Khâlid, fils de Wélîd prit alors la parole et dit : « J’ai été en Syrie où j’ai vu que les princes avaient institué un divan et dressé des rôles militaires. Fais donc de même. »
La tenue des livres ayant été décidée, Omar, selon Mâwerdi, fit appeler des généalogistes Koréïchites, et leur dit de classer les Musulmans selon leur rang, en vue de la répartition des profits de la conquête. Il distribua des sommes aux anciens émigrés compagnons du Prophète, aux combattants de Bedr, aux veuves du Prophète. Il alloua des parts aux nouveau-nés : 100 dirhems à la naissance, élevés à 200 si l’enfant grandissait, et majorés encore à la puberté. Plus tard on tint compte, pour les majorations, des services rendus à l’Islam et du courage militaire.
Il n’y a guère de branche du droit public où l’on n’ait quelque règlement d’Omar ou qui lui soit attribué. Il y en a sur les impôts, l’état des terres, celui des tributaires, sur l’imamat, sur la guerre sainte, la solde des troupes, les passages de troupes, sur les villes et entrepôts, les puits et les sources, les femmes, etc.
Mâwerdi dit expressément (1) que pour la fixation de l’impôt du Sawad, il s’inspira des