CHAPITRE VI. — LA CONQUÊTE ARABE
ville aurait été prise moitié par force et moitié par composition.
On dit que le général musulman donna Va mân (la promesse de sécurité) au gouverneur en ces termes : « Ecrit de Khâlid fils de Wélîd au peuple de Damas : Je vous garantis votre vie, vos maisons, vos biens, vos églises, pour qu’elles ne soient pas détruites et que vous en jouissiez. » Selon Tabari, les habitants durent livrer la moitié de ce qu’ils possédaient en or, argent, bestiaux et autres biens ; on leur laissait leurs terres, leurs champs et leurs maisons ; ils devraient payer chaque année sur le produit des terres une mesure de froment pour chaque mesure semée. Cette capitulation, dont les conditions sont en somme assez douces, servit de type à plusieurs autres.
Le Mostatraf (1) donne en termes plus développés la liste des conditions que proposèrent les Chrétiens de Syrie pour se soumettre à Omar. En voici quelques-unes : « Nous prenons l’engagement de ne plus construire dans nos villes ou dans leurs environs ni églises, ni couvents, ni monastères ; de ne point réparer ceux de ces édifices qui se trouveraient situés dans les quartiers des Musulmans ; de donner l’hospitalité aux Musulmans de passage et de les héberger