‹ Les penseurs de l'IslamChapitre 115 sur 235 · Le Mostatraf, trad. G. Rat, t. II, p · texte numérisé non relu

Le Mostatraf, trad. G. Rat, t. II, p

LES PENSEURS DE L’iSLAM

pendant trois jours ; de ne pas faire de manifestation publique de notre culte ; de ne demander à personne de l’embrasser ; de n’empêcher aucun de nos parents d’entrer dans la religion musulmane s’ils le désirent; de respecter les musulmans ; de porter des marques distinctives dans nos costumes ; de ne sonner les cloches que très doucement ; de ne point faire de processions sur les chemins des Musulmans ; de ne point croiser leurs morts ; de ne pas avoir de vues sur leurs maisons. »

Omar sanctionna ces conditions ; il ajouta que les Chrétiens ne pourraient pas acquérir les prisonniers faits par les musulmans. Les marques distinctives que les Chrétiens devraient porter consistaient à se raser le devant de la tête, et en une ceinture découpée dans leurs manteaux.

Quand l’empereur Héraclius apprit la perte de Damas, il s’écria : « Et maintenant, adieu, Syrie ! » Quant au gouverneur, ajoute Eutychius (1), qui avait livré la ville aux musulmans, les patriarches et les évêques le maudirent sur toute la terre.

Jérusalem fut prise après Damas. Le mouvement de la conquête arabe en Syrie fut d’abord du sud au nord, par l’est du bassin du Jour-

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