‹ Les penseurs de l'IslamChapitre 116 sur 235 · CHAPITRE VI. — • LA CONQUÊTE ARABE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — • LA CONQUÊTE ARABE

dam, puis il redescendit du nord au sud-ouest c’est-à-dire de Damas à Jérusalem, à l’ouest de ce bassin.

Les Arabes avaient d’abord été vainqueurs, comme nous l’avons vu, des Grecs sur le Yarmouk. C’est un petit affluent du Jourdain qui coule de l’est à l’ouest, et vient se déverser audessous du lac de Tibériade. De là ils étaient remontés vers Damas, avaient battu les Grecs devant cette ville, et s’en étaient emparés après un siège de six mois. Après Damas, ils prirent des forteresses de Palestine, Fihl, Baïsan et Tibériade. Fihl et Baïsan étaient entourées de marais que les Grecs inondèrent. Tibériade avait, dit-on, une garnison grecque de 80.000 hommes ; mais ce chiffre paraît bien exagéré et Tabari lui-même en doute (1). Il ne faut pas croire d’ailleurs que les Arabes aient été alors des hordes nombreuses surexcitées par le fanatisme ; ils étaient, d’après le dire de Tabari, beaucoup moins nombreux que les Byzantins, et ils se servaient de machines de guerre ; ces machines lançaient des flèches et des pierres.

Après ces places furent encore prises : Emesse, Césarée, Kinnesrîn et Adjnâdîn. Le siège d’Emesse eut lieu en hiver et le froid était très rigoureux. La garnison grecque se disait : il est inutile

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