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CHAPITRE VII

LES KHALIFES OMÉYADES 239

pour toi, lui répondit le chef, de marcher à l’ombre de ma chamelle. » Devenu khalife, Mo- ‘âwiah vit cet orgueilleux personnage venir lui adresser une requête : il s’empressa de la lui accorder.

Le Mostatraf a de belles pages sur la clémence de ce khalife et quelques amusantes anecdotes (1). «Mo'âwiah, est-il dit en cet endroit, était renommé pour sa douceur, et à ce propos on cite de lui des actes remarquables et des traits mémorables. « Je serais désolé, disait-il souvent, qu’il se commît quelque part une sottise sans que je n’étendisse sur elle mon indulgence, une faute sans que je la couvrisse de mon pardon ; qu’il se produisît un besoin sans que je l’entourasse de ma générosité ! » — • Un individu lui ayant dit un jour : « Comme ton derrière ressemble à celui de ta mère», il répondit: «C’est ce qui chez elle plaisait le plus à mon père. »

On causait un soir chez le khalife des souvenirs de la bataille de Siffîn (2), la fameuse bataille contre Ali, et des personnes qui avaient été à la tête de cette épouvantable révolte. Quelqu’un parla d’une femme qui se tenait entre les deux armées excitant les Alides au combat. « Qui de vous, demanda Mo'âwiah, a conservé le souvenir des paroles de cette femme ? — Tout

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