CHAPITRE VIII
LA TRADITION
Chaque tradition particulière, chaque hadîth , doit être rapportée avec ses sources. On dit : «Je tiens d’un tel, qui le tenait d’un tel, qui le tenait d’un tel, etc... que », ou bien : « Un tel a dit: un tel a dit: un tel a dit: etc... ceci ». Cette chaîne de références s’appelle les isnâd, c’est-à-dire les appuis. Les hadîth sont souvent connus par plusieurs chaînes ou voies différentes. — La chaîne doit remonter en dernier lieu à un auteur ayant approché de la personne ou du temps du Prophète.
Parmi les premiers râwis, ceux auxquels on rapporte l’origine des traditions, on trouve souvent cités certains personnages vénérés dans l’Islam, dont nous allons dire quelques mots : Ibn ‘Abbâs, 'Ayéchah, Abou Horéïrah, Abou Mousa el-Ach‘ari, et d’autres.
De grands recueils de traditions n’ont été compulsés que dans la première moitié du 11e siècle de l’hégire. Ed-Dzéhébi, cité par Abou’i- Mahâsin (1) sous la rubrique de l’année 143, parlant du grand mouvement littéraire qui eut lieu alors, surtout en matière de tradition, de théologie et de droit, dit : « A ce moment on mit beaucoup la science en chapitres et en recueils. On rassembla et on mit en corps des livres sur la philologie arabe, la langue, l’his-