‹ Les penseurs de l'IslamChapitre 152 sur 235 · Abou’l-Mahâsin, éd. Juynboll, t. I, p · texte numérisé non relu

Abou’l-Mahâsin, éd. Juynboll, t. I, p

toire, les « journées » des hommes, c’est-à-dire les batailles. Avant ce' temps, la plupart des savants parlaient de mémoire, ou transmettaient la science d’après des feuillets authentiques (, sahîh ), mais sans ordre. L’étude fut ainsi facilitée, grâce à Dieu et l’on n’eut plus autant à apprendre par cœur. »

Parmi les premiers traditionnistes, il faut citer les grands imams fondateurs du droit : Àbou Hanîfah, Mâlik, Châfbi et leurs collaborateurs. Ceux-là eurent surtout en vue la jurisprudence ; nous en parlerons dans le chapitre suivant. Vinrent ensuite les grands traditionnistes proprement dits, tels que Bokhâri et Moslem.

La littérature du hadîth est considérable. Dans cet ensemble les Musulmans d’un âge postérieur, vers le vie siècle, ont dégagé six principaux ouvrages que l’on appelle « les six Livres », et auxquels ils donnent un caractère à peu près canonique. C’est : le Sahîh de Bokhâri, le Sunan d’Abou Dâwoud, le Djâmh (collection) de Tirmîdzi, le Sunan de Nasâï, le Sunan d’Ibn Mâdja et le Sahîh de Moslem. Les deux ouvrages particulièrement appréciés, de Bokhâri et de Moslem, sont appelés « les deux Sahîh » ; ils sont censés ne contenir que des traditions « authentiques ».

A ces livres on a joint quelquefois quatre ouvrages des quatre grands imams.

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