CHAPITRE VIII. — LA TRADITION
point de maison et continua à coucher sur son tombeau.
Abou Horéïrah était attaché à Othman. Il voulut le défendre contre ses assassins et le pleura après sa mort. Il prit ensuite le parti de Mo‘âwiah et fut son lieutenant à Médine dans sa lutte contre Ali. A sa mort les fils d’Othmân portèrent son cercueil. Il a laissé une énorme masse de hadîth. Lammens soupçonne qu’on en a éliminé ceux qui étaient trop favorables aux Oméyades (1). C’est à lui aussi qu’on attribue un certain nombre de traditions qui me paraissent être d’origine chrétienne.
Nous avons déjà rencontré Abou Mousa el- Ach'ari en traitant du règne d’Omar. Il eut une carrière politique et militaire importante, fut un partisan peu sincère d’Ali, gouverneur de Basrah sous Omar, et délégué pour Ali dans l’arbitrage entre ce Khalife et Mo‘âwiah. Son nom revient souvent dans l’histoire de cette époque.
En joignant à ces noms ceux d’Ibn Mas'oud, d’Anas, d’‘Abd Allah ibn ‘Omar, un fils du Khalife Omar, de l’Abyssin Bilâl, on a la liste des principales autorités auxquelles l’Islam fait remonter l’origine de ses traditions.