‹ Les penseurs de l'IslamChapitre 160 sur 235 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

LA TRADITION

inachevée. Le Sahîh a eu pour principaux commentateurs el-Kastallâni et el-‘Aïni. La traduction française de Houdas est en quatre forts volumes. Le premier renferme les traditions relatives aux préceptes fondamentaux de l’Islam : la foi, la science, la prière, la dîme, le pèlerinage. Le second tome est très nourri. Il contient pas mal de titres d’ordre juridique, et forme une sorte de corps de droit. Il est question longuement des ventes, du prêt, du paiement des dettes, de la caution, du mandat, de la donation et en particulier de la donation viagère ; des litiges, des témoignages, de la conciliation ; des testaments. Il y est parlé aussi de différents genres de contrats, de l’agriculture et du travail : contrats de sociétés, gages, contrats d’arrosage, contrats d’ensemencement, affranchissements, salariat. Le titre LYI, particulièrement long, a pour objet la guerre sainte.

Le tome III est surtout relatif à l’interprétation du Coran et traite longuement aussi des expéditions militaires du Prophète.

Enfin le quatrième, qu’il est plus difficile de ramener à une idée générale, traite de l’éducation, des malades et de la médecine, de l’égorgement des animaux, du gibier, de la politesse, des serments, du destin, etc. ; en matière juridique des peines criminelles et du prix du sang.

Il existe une édition arabe du Sahîh, impri-

LES PENSEURS DE L’iSLAM

mée à Boulâq en 1296, en huit volumes, avec le commentaire de Hasan el-Adawi el-Hamzawi. Les matières sont ainsi réparties : dans les deux premiers volumes les devoirs fondamentaux ; il est parlé aussi dans le second des donations religieuses. Volume III, des ventes et des achats ; IV, contes et légendes du prophète ; histoire de son mariage, etc ; V. Livre des Conquêtes ; lettre de Mohammed à Khosroës ; livre de l’Interprétation du Coran ; VI, encore sur le Coran ; le divorce, le mariage, les repas, les sacrifices ; VII, La médecine, les vêtements, les vœux; enfin, VIII, Livre du Devoir, sur la conduite, le repentir, le jugement.

Nous allons tirer quelques exemples du titre sur les peines criminelles (1). On comprendra bien par là qu’il ne s’agit pas ici d’un code établi, mais des données traditionnelles, des informations qui peuvent servir aux croyants à constituer leur code.

La peine pour le cas d’ivrognerie, ce sont les coups : « Le Prophète fit frapper avec une branche de palmier et avec des sandales un homme qui avait bu des liqueurs enivrantes. Abou Bekr infligea dans ce cas quarante coups de nerf de bœuf. » Tradition d’Anas fils de Mâlik. D’après Abou Lloreïrah, le Prophète or-

Page 1