‹ Les penseurs de l'IslamChapitre 164 sur 235 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

LA TRADITION

med Ibn Hanbal. Il était de Merv et mourut en 235. Abou’l-Mahâsin raconte que ce docteur eut un songe dans lequel il vit Dieu qui lui dit en persan : « O Soréïdj, cherche, instruis-toi»; à quoi il répondit : « O Seigneur, avec le plus grand soin. »

Nîsâbour était avant Moslem et resta après lui une ville de docteurs. Un savant ascète de ce pays, Abou Zakarya et-Témîmi, avait été le maître de Bokhâri. Chéïbâni, l’auteur du grand Mosnad, est de cette ville, qui compte aussi parmi ses gloires (1) le grand poète Férîd ed-Dîn ‘Attâr, le fameux ‘Omar Khéyâm, Tha‘labi, l’auteur de l’histoire légendaire des Prophètes et plusieurs autres.

Pour en revenir à Moslem, il naquit en 204. Il eut parmi ses maîtres Ibn Hanbal. Il enseigna à Nîsâbour avec succès, vint plusieurs fois à Bagdad et mourut en 261 (875). Sa tombe est à Nasrâbâdz, faubourg de Nîsâbour (2). On lui donna les titres de l’imam, le hâfiz, c’est-à-dire celui qui sait par cœur. Il avait appris 300.000 hadîth, dont il composa son Sahîh. Ahmed fils de Salamah dit : « J’ai collaboré avec Moslem pendant 12 ans dans la confection de son Sahîh. On y inséra douze mille hadîth plusieurs fois transmis. »

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