‹ Les penseurs de l'IslamChapitre 165 sur 235 · Abou’l-Mahâsin, t. II, p · texte numérisé non relu

Abou’l-Mahâsin, t. II, p

Cette œuvre considérable imprimée au Caire avec le commentaire de Nawâwi (m. 676), forme cinq gros volumes (1). Au début se trouve une théorie de la tradition, je veux dire des considérations sur la sécurité plus ou moins grande d’un hadîth. Moslem, explique le cheikh Abou ‘Amrou fils d’es-Salâh (2), en composant son recueil, a posé la condition que chaque tradition s’appuie sur une chaîne continue de transmetteurs dignes de confiance, du commencement à la fin, sans irrégularité ni défectuosité. C’est la définition de la tradition authentique, sahîh ; et toutes les traditions- qui satisfont à ces conditions sont authentiques sans contestation aux yeux des gens de cette science. Là où il y a discussion sur l’authenticité d’un hadîth, la divergence tient à ce que l’on nie que l’une de ces conditions soit remplie ; par exemple si l’un des transmetteurs est sous-entendu, qu si le hadîth ne remonte pas au temps du Prophète. Les avis peuvent différer sur la question de savoir si toutes les conditions sont réalisées ou si quelqu’une fait défaut. Ainsi on peut contester l’autorité de certains traditeurs. Si dans la chaîne se trouvent, je suppose, Abou ez-Zobéïr

1. Le Sahîh de Moslem a été imprimé à Calcutta 1265, et avec le Commentaire de Nawâwi au Caire, 1283, et à Delhi, 1302.

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