‹ Les penseurs de l'IslamChapitre 177 sur 235 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

juriste assez important, le premier dit Abou’l- Mahâsin, qui fit former le cercle autour de sa chaire pour renseignement ; et on a de nombreux témoignages qu’il tint de lui sa pratique de « l’analogie ». Ce savant enseignait à Basrah. Abou Hanîfah, dit le même historien, devint éminent dans le droit traditionnel, fiqh, et dans le droit rationnel, raï,e t il dépassa les hommes de son temps en diverses sciences. Ses sympathies politiques, comme celles du milieu où il vivait, étaient alides. Lorsque les Abbassides commencèrent à fomenter, au nom des descendants d’Ali, de l’agitation contre les Oméyades, il prit part à ce mouvement auquel, comme le remarque Brockelmann, à titre d’affranchi, il devait être favorable (1). » Il avait pourtant assisté à la fondation de Bagdad par Mansour en l’an 140 ou 145. « C’était l’époque, dit ed- Dzéhébi (2), où fleurirent les docteurs de l’islam qui formèrent les corps de tradition, de droit, et écrivirent les commentaires : Ibn Djoréïh à La Mecque, Sa‘îd fils d’Abou ‘Oroubah, Hammâd fils de Salamah et d’autres à Basrah, Abou Hanîfah qui écrivit sur le droit et le raï , à Koufah, el-Auzâ‘i à Damas, Mâlik à Médine, etc. »

Abou Hanîfah n’était qu’imparfaitement rallié aux Abbassides, auxquels il pouvait repro-

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