CHAPITRE PREMIER. — LA PERSE AVANT L’iSLAM
lequel étaient brodés des routes, des maisons, des champs avec leurs plantes en fleurs. Le roi et sa cour s’y asseyaient en hiver pour se reposer et boire, afin de se donner la sensation du printemps. Ce tapis fut envoyé à Médine, et Omar réunit les musulmans et les consulta, pour savoir ce qu’on allait en faire. Sur une observation d’Ali, il n’osa pas le garder pour lui, et on le coupa en beaucoup de morceaux qui furent distribués (1). On exposa aussi sur des poteaux à Médine la tiare, les ceintures et autres ornements royaux d’Eperwîz.
Vers la fin de la conquête, Yezdedjerd, le dernier roi, alla chercher refuge à la cour du grand Khan des Turcs. Trahi, il se défendit héroïquement ; il s’enfuit dans la maison d’un meunier, où, ayant demandé à faire des libations selon la manière mazdéenne, il fut découvert et assassiné. On dit qu’uh évêque chrétien prit soin de sa sépulture (2).