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Tabari-Bel’ami, t. III, p

2. Le Fârs Nâmeh résume ainsi le règne malheureux du dernier Sassanide : « Yezdedjerd monta sur le trône à l’âge de 15 ans. Les extrémités de l’empire étaient aux mains des étrangers et l’Islam devenait fort. Yezdedjerd résida 8 ans à Médaïn, et régna tantôt tombant, tantôt se relevant ; ensuite il vit qu’il ne pouvait s’y maintenir. Sa'd-Wakkâs vint à ‘Ozéïb ; Yezdedjerd envoya un de ses grands, Roustem fds de Ferrâkh-Hormuz, à Kâdisiyeh. Lui-même prit la grande couronne provenant d’Anochirwan qui était, dit-on, de

LES PENSEURS DE L’iSLAM

Ainsi finit la Perse sassanide. La religion mazdéenne s’éteignit avec elle, ou ne subsista que dans des communautés restreintes, dont la plus connue est celle des Parsis de Bombay. Malgré ses malheurs et ses crimes, les intellectuels et les artistes de l’Islam ont toujours gardé une sympathie mal dissimulée pour cette monarchie éteinte, et la pensée des poètes s’est plus d’une fois retournée vers elle.

très forte taille, avec beaucoup de bijoux, et l’envoya en dépôt en Chine ; et ayant gardé avec lui beaucoup de meubles et d’objets précieux, il se rendit à Néhâwend et y campa. Une grande bataille s’engagea à Kâdisiyeh entre Sa‘d-Wakkâs et Roustem fils de Ferrâkh-Hormuz. Le commandant en chef des Arabes était Sa‘d ; un de ses lieutenants nommé Djérîr, fils d”Abd Allah el-Badjili, alla à la poursuite de Roustem. Ce dernier avait un frère du nom de Ivhôrahzâd, fils de Ferrâkh-Hormuz, qui se chargea de Yezdedjerd ; il le transporta avec tous les effets et bijoux en sa possession à Ispahan ; de là, il l’emmena dans le Kerman ; une autre fois du Iverman dans le Khorâsan. Il y avait dans la ville de Merv un gouverneur appelé Mâhawéïh. Le frère de Roustem confia le roi à ce gouverneur, contre un reçu, et s’en revint. Il arriva alors que le roi des Heyâtilites (sorte de Turcs) vint attaquer Yezdedjerd. Mâhawéïh abusa de l’argent de Yezdedjerd. Celui-ci s’en aperçut, le lui dit et l’injuria. Mâhawéïh, craignant sa colère, le tua ; puis il passa avec les effets et les joyaux de Yezdedjerd chez les Heyâtilites. Le diadème de Kesra et les joyaux restèrent aux mains du roi de Chine, et encore aujourd’hui la couronne des rois de Chine est celle-là » (an 8 d’Othman, 31 de l’hégire. — The Farsnama of lbnul-Balkhî, éd. G. Le Strange and R. A. Nicholson, Cambridge, 1921, p. 111).

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