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CHAPITRE IX. - LA JURISPRUDENCE

Yousof. En droit il se montra un peu éclectique ; il ne s’attacha pas exclusivement à l’école hanéfite, car outre plusieurs œuvres parmi lesquelles un traité sur le droit de la guerre, on lui doit une recension du Mowatta de Mâlik. C’est lui qui édita le « Livre de l’impôt foncier », le grand ouvrage d’Abou Yousof son maître.

Ce docteur exerça les fonctions de Cheïkh ulislâm et de Kâdi des 2 Irâk. Il vécut quelque temps à Rakkah, puis à Bagdad. En 189 (804), il accompagna Réchîd dans un voyage à Rey et mourut dans un faubourg de cette ville, appelé Zanbawéïh. Le philologue el-Kisâï mourut dans le même voyage, ce qui fit dire à Réchîd : « J’ai enterré à Rey le droit et la philologie arabe. »

Un épisode cité par Abou’l-Mahâsin (1) montre que la situation de ces grands jurisconsultes auprès des Khalifes n’était pas toujours commode. Réchîd avait accordé à un Alide rebelle un sauf-conduit écrit de sa main, contresigné par des Kadis, des jurisconsultes et des membres de la famille impériale. Le rebelle était venu à Bagdad où il avait d’abord été reçu avec honneur. Puis Réchîd changea d’idée à son égard et voulut faire annuler le sauf-conduit. Il consulta à ce sujet Mohammed (Chéïbâni) et un autre juge. « Il est valable », dit Moham-

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