‹ Les penseurs de l'IslamChapitre 189 sur 235 · CHAPITRE IX. — LA JURISPRUDENCE · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. — LA JURISPRUDENCE

là des paroles qui n’ont plus été admises dans les recueils postérieurs.

Goldziher (1) montre encore l’influence que Mâlik dut avoir à Médine contre les prédicateurs qui falsifiaient la tradition. Il se servait beaucoup de l’écriture. Il donnait par écrit des textes à ses élèves et il leur permettait alors en les répétant d’employer la formule haddathanâ (il nous les a transmis). A ce moment, certains docteurs dédaignaient la tradition et prétendaient s’appuyer surtout sur Vidjmâ1 2 ; ils firent des livres en ce sens ; mais leur méthode ne plut point. Mâlik préconisa au contraire et invoqua la tradition et dans ce genre, il dépassa ses rivaux.

Le titre de Mowatta a été donné à d’autres ouvrages. Celui de Mâlik a été répandu en plusieurs recensions assez différentes les unes des autres, parmi lesquelles deux dominent : celle de Yahya el-Leïthi que l’on appelle la Vulgate, et celle de Chéïbâni. Toutes deux ont été publiées et commentées en Orient (2).

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