‹ Les penseurs de l'IslamChapitre 192 sur 235 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

elle combat nettement Abou Hanîfah ; elle est scrupuleuse dans son respect des textes, rejette le rai et se méfie de la raison.

Goldziher (1) trouve cette réaction encore modérée et lui attribue un caractère moyen : D’un côté, dit-il, Châffi fait des concessions aux méthodes d’Abou Hanîfah, de l’autre côté, il en limite l’emploi. Avant tout, il entend envisager la tradition ; l’analogie, le qiijâs , n’est valable qu’autant qu’elle est appuyée sur les textes. Brockelmann dit de même (2) : Il disciplina l’emploi de l’analogie et lui imposa des règles méthodiques. Macdonald juge aussi (3) que Châffi fut conciliateur et sage en admettant les usages que le cours des temps avait établis dans l’islam. Ces usages prenaient force de loi et étaient admis par toute la communauté. Il donna toute sa force et la plénitude de son sens à Vidjmâ* : il considéra l’accord universel de son temps, tandis que d’autres docteurs avaient regardé seulement l’accord entre les Compagnons ou celui de Médine. Il fut réservé dans l’emploi de l’analogie. On lui doit la définition des 4 sources du droit : le Coran, la sunnah , 1 ’idjmâ‘ et le qiyâs. C’est ce qu’on appelle les

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