CHAPITRE IX
en même temps que d’autres prisonniers politiques, devant Réchîd à Rakkah. Libéré, grâce à son éloquence et à la protection du ministre Fadl, fils de Rébî‘, il profita de son séjour dans cette ville pour suivre les leçons de Chéïbâni ; puis il se rendit en Egypte, 188. Il eut à y subir quelques persécutions de la part des partisans d’Abou Hanîfah et de Mâlik et fit deux séjours à Bagdad et à La Mecque. Finalement, il revint s’établir en Egypte en 199 et y mourut. Il est mort, dit Jâkout, en 204, âgé de 54 ans, ou selon d’autres traditions, de 58 ans.
Ses œuvres, dont une liste est donnée par Jâkout, sont nombreuses ; elles contiennent plus de 125 numéros. Mais ces ouvrages, appelés « livres », doivent être souvent des opuscules ou des chapitres ; par exemple : Livre de la pureté ; livre de la Qiblah ; livre de la prière des éclipses ; livre de la prière pour l’eau, etc. Cela rappelle certains titres de chapitres dans Vlliyâ de Gazali. Puis livre des Mozâralah, livre des Mosâkât (1), d’autres encore sur les testaments. Fort peu de ces ouvrages ont été conservés ; on en a 3 ou 4 sur 109 que mentionne le Fihrist. Le principal ouvrage de ce docteur est .perdu. On a de lui une épître sur les principes du droit, qui se trouve au Caire ; un mos-