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Termes de droit agricole, V. au cliap. suiv

LES PENSEURS DE L’iSLAM

nad , recueil de traditions, rédigé par un de ses successeurs, est à Constantinople et n’a point été imprimé.

On entrevoit qu’outre son mérite comme jurisconsulte, Châfki en avait un très grand comme littérateur : il parlait une très belle langue, était poète et homme d’esprit. On a de lui un certain nombre de vers improvisés et de jolis mots. Jâkout raconte que des gens occupés de philologie arabe venaient souvent assister à son cours et se tenaient assis à l’écart. Un étudiant leur dit : « Vous ne cherchez pas à apprendre le droit ; pourquoi donc fréquentezvous ce cours avec nous ? » Ils répondirent :

« Nous venons entendre la langue de Châfbi. » Plusieurs traditions représentent ce docteur sur son siège, au milieu de son cercle halqah, répondant aux questionneurs ou attendant les consultations. Après la prière de l’aube, dit une de ces traditions, Ghâfbi était assis sur sa chaire. Les étudiants du Coran vinrent à lui. Quand le soleil se leva, ils s’en allèrent et il vint les étudiants en hadîth, qui lui en demandèrent le commentaire et le sens. Le soleil étant un peu monté, ils s’en allèrent et l’on forma le cercle pour la conférence et pour la discussion. Quand vint l’heure de doha (vers 10 heures), les dialecticiens se séparèrent et iis furent remplacés par ceux qui s’occupent de philologie arabe, de gram-

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