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CHAPITRE PREMIER. — LA PERSE AVANT L’iSLAM

dans l’empire byzantin, en Arabie, au Caucase, en pays turc. La cause de sa guerre avec Justinien, le fameux empereur byzantin, tint précisément à la double pénétration des Arabes en Syrie d’une part, et dans le bassin inférieur du Tigre et de l’Euphrate de l’autre. Certaines tribus arabes étaient vassales de Byzance ; d’autres l’étaient de la Perse. Il arriva que des Arabes de Syrie vassaux de l’empire grec firent des razzias sur les territoires des Arabes vassaux de la Perse. Anochirwan demanda réparation pour ses protégés et Justinien n’ayant pas donné de réponse satisfaisante, la guerre s’ensuivit. Les Perses envahirent la Syrie du Nord, y prirent

histoire enrichie d’abondantes notes est elle-même extraite de la Chronique de Tabari. Sur la même période on peut voir les auteurs qui nous sont déjà connus par le premier volume : Firdousi, trad. Mohl, t. V à VII ; l’abrégé persan de Tabari, trad. Zotenberg, t. II : Mas'oudi, éd. et trad. Barbier de Meynard et Pavet de Courteille, t. II ; Ibn Miskaweïh, texte arabe, édition photographique dans Gibb Memorial, VII, 1. Joignons à ces auteurs Ja‘koubi, texte arabe, éd. Houtsma, t. I ; Tha‘âlibi (Ismâ'îl) ; ce dernier a écrit une histoire des Rois de Perse qui a été éditée et traduite par H. Zotenberg, Paris, 1900 ; et encore le Fars Nâmeh, texte persan nouvellement édité dans le Gibb Memorial, New sériés, I, 1921. — Deux bons ouvrages sur les sources arabes de l’histoire des Sassanides, composés surtout au point de vue de3 idées, sont ceux d’Inostranzev, traduit du russe et considérablement amplifié par G. K. Nariman : Iranian Influence on Moslem Literatur, Bombay, 1918, et ceiui de P. Kershasp, cité ci-après.

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plusieurs villes et en particulier Antioche. Anochirwan fit relever le plan d’Antioche, et rebâtir une ville exactement pareille non loin de Médaïn, sa capitale. Il appela cette ville Roumiyeh, c’est-à-dire la grecque. Il transporta alors les habitants d’Antioche dans cette ville semblable à la leur, et il remit chacun dans la copie de sa propre maison. Il les traita du reste avec douceur et leur donna des chefs chrétiens. L’empereur grec vaincu dut payer tribut.

Dans le monde arabe, Anochirwan étendit assez loin son influence. Il avait pour vassaux les Arabes du Sud de la Perse, ceux de Hîrah, et il leur donnait des rois. Il dominait au Bahréïn ; un historien dit aussi à Oman ; et vers la fin de son règne, il fut appelé, comme nous le verrons, dans l’Yémen qu’il conquit, en sorte qu’une large partie de l’Arabie, et non la moins riche, se trouvait à ce moment-là sous l’influence persane. Il fit même une descente en Abyssinie, et boucha avec de gros vaisseaux un port abyssin en face d’Aden.

Au Caucase, les importantes fortifications de Derbend, entre la montagne et la mer Caspienne, sont attribuées à ce roi. Elles protégaient le pays contre des peuples dont l’ethnographie est confuse. Nous en avons parlé à propos des voyages d’exploration.

A l’Est de la Caspienne et dans la région de

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