VIE DE MAHOMET (FORME TRADITIONNELLE
Le paysage arabe. — Mahomet a La Mecque. — Mahomet a Médine.
Nous résumions autrefois comme il suit la vie de Mahomet. Ces pages représentent l’idée qu’on pouvait se faire il y a une vingtaine d’années de l’histoire du Prophète, d’après les traditions généralement admises, à une époque où la critique n’avait pas encore atteint le degré d’acuité qu’elle a acquit depuis. Ce résumé servira de point de comparaison pour mieux faire comprendre les travaux les plus modernes. On remarquera que cette vie était construite sur deux principales catégories de sources : les traditions de genre historique d’une part, de l’autre le Coran et ses commentaires. La manière dont les traditions se sont formées et développées n’avait pas encore été étudiée autant qu’elle
LES PENSEURS DE L’iSLAM
l’a été dans ces dernières années. En ce qui concerne le Coran, il était admis non seulement qu’il était bien l’œuvre de Mahomet, — je veux dire du prophète dont parlent les historiens — et le résumé authentique de sa prédication, mais de plus qu’il avait été composé par lui pendant tout le cours de sa vie, et qu’il représente l’état de sa prédication aux différents moments de son existence, depuis l’époque où il reçut sa mission jusqu’à sa mort; toutefois les morceaux qui le composent n’auraient pas été classés par ordre chronologique. Telle était la thèse fournie par la tradition islamique, et acceptée alors, tant dans l’Islam qu’en dehors de l’Islam, par l’universalité des érudits. Nous aurons à nous demander, dans les chapitres qui suivront, si la certitude n’en est pas aujourd’hui quelque peu ébranlée.
Je reproduis aussi le préambule sur l’Arabie qui précédait cette vie, morceau écrit avec soin, qui complète et condense l’impression du chapitre précédent.
L’aspect de l’Arabie n’a pas pu changer beaucoup depuis l’époque des origines musulmanes ; ce pays est resté trop vierge des atteintes de la civilisation. Autour de La Mecque, des déserts