‹ Les penseurs de l'IslamChapitre 53 sur 235 · Contesté par la critique du P. Lammens · texte numérisé non relu

Contesté par la critique du P. Lammens

LES PENSEURS DE L’iSLAM

on voyait les demeures dans la région de Médine, avaient été aussi des races frappées de Dieu, parce qu’elles avaient abandonné son culte et méprisé la voix de ses prophètes. Houd avait paru chez les Adites, et les Adites l’ayant méconnu, avaient été broyés dans leurs maisons ou contre les rochers par un ouragan de sept jours. Salih avait parlé aux Thémoudites, et les Thémoudites avaient dit : « Pour te croire nous voulons un miracle » ; et Salih avait fait sortir d’un rocher une chamelle avec son petit. Cette chamelle merveilleuse donnait du lait pour toute la tribu, mais elle mangeait toute l’herbe des pâturages et buvait toute l’eau des citernes. Las d’elle, les Thémoudites la tuèrent. Alors Dieu envoya contre eux une peste : leurs faces en devinrent jaunes le premier jour, vertes le second, le troisième noires, et ils moururent.

Il ne paraît pas qiie tous ces contes aient produit beaucoup d’impression sur l’esprit des Mecquois. Ils avaient autre chose à faire que de les entendre et, au point de vue littéraire, ils préféraient sans doute le charme fin de leurs poètes à l’appareil un peu pesant de l’éloquence coranique. D’ailleurs s’ils désiraient avoir sur la doctrine de Mahomet un avis motivé, ils trouvaient autour d’eux pour le leur donner des juges compétents : c’étaient les Juifs et les Chrétiens, auxquels Mahomet avait toujours

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