Masotidi, Livre de V Avertissement, trad., p
le copte et l’éthiopien. Il avait appris ces langues à Médine, des voyageurs de ces diverses nations. » Mahomet avait un autre secrétaire très savant (1), Hanzalah le Témîmite ; mais celui-là ne prit pas part à la publication du Coran, étant mort sous le Khaliiat d’Omar. Scion une tradition rapportée par Abou’l-Mahâsin, le Prophète aurait dit : « Le plus miséricordieux dans ma nation est Abou-Bekr, le plus terme dans la religion de Dieu est Omar, le plus assidu dans les veilles est Othman, et le plus savant dans les principes juridiques (2) est Zéïd fils de Thâbit. Il était l’un des écrivains de L révélation et l’un des lecteurs. » Cette tradilion nommant Zéïd avec les trois premiers Khalifes lui fait une place très haute dans l’Islam.
Ce personnage profita de sa situation ; il s’était acquis une fortune considérable. « Zéïd, fils de Thâbit, laissa en mourant, dit Mas‘oudi(3), des lingots d’or et d’argent qu’on fendit à coups de hache ; il possédait en outre des terres et des fermes pour une valeur de cent mille dinars. »
C’est donc principalement à ce secrétaire qu’Othman confia la tâche sacrée de réunir et de publier les révélations de Mahomet. Il le fit