LES OISEAUX SONT PARTIS
A Saint-Georges.
Dieu,
Ils sont partis ; à la fenêtre
Je ne les vois pluë voleter,
Et la graine que j'y viens mettre Par le vent se fait emporter.
Où sont leurs chansons gracieuses Et leurs courses capricieuses
Sur la grange au chaume bruni ?
Et la joyeuse chasse aux mouches, Pour nourrir les petites bouches Qui s'ouvrent tout au fond du nid ?
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Hélas ! le souffle de l'automne Est venu glacer le vallon ; :
La nature entière frissonne
Aux caresses de l’aquilon.
La feuille a tombé de‘la branche, Et, sur l’arbre, la neige blanche À sa place semble frémir ;
Et, dans le jardin froid et sombre Qui n’a plus de soleil ni d'ombre, La bise seule vient gémir,
O printemps, 6 fleurs, 6 jeunesse, O bosquets où j'allais rêver,
Où j'entendais avec ivresse
Le chant des oiseaux s'élever ! Ils sont partisg l'hiver les chasse, La solitude les remplace,
Ainsi, nos jours frais et riants S'envolent devant la viellesse Qui, dans son passage, nous laisse Courbés sous les neiges du temps!