MORT D'UNE JEUNE FILLE
Mère, pourquoi donc ma pensée, Sur l'aile du vague empressée,
Au loin s'égare si souvent ?
Pourquoi, sur leurs tiges pendantes, Mes fleurs se courbent, languissantes ? Mes pauvres fleurs que j'aimais tant !
i Sur 68 RE à Je me trouve à songer sans cesse, Et souvent, ta douce caresse Laisse encor un vide en mori cœur; = Pourquoi mon âme est si rêveuse,
Mère ? ne suis-je plus heureuse, Ici, de notre ancien bonheur ?
Le soir, j'entends des voix unies Chanter de douces harmonies
Dont le son me fait tressaillir ; Puis, j'ai des visions étranges :
Je vois passer, passer des anges, Et je ne puis plus m’endormir!
Souvent l’un d'eux près de ma couche S'arrête, et sa divine bouche
S'ouvre, quand je veux sommeiller ; Hier, il prit ma main dans la sienne, Et sa voix, semblable à la tienne, Chanta, près de mon oreiller:
Leo Li
‘ La brise descend sur la rose, ‘ Et son soufile léger dépose :
‘# Dans son sein l’arome enchanteur ; 4h “ Le soir, quand la brise repasse, «La tige seule est à sa place :
‘“ Une main a cueilli la fleur,
‘ La rose est comme la jeunesse
‘ Que le vent des plaisirs caresse ‘“ Et qui voit un long avenir; Ç ‘# Mais à la fin de la journée, En:
“ Elle tombe toute fanée, ‘ Sans laisser mème un souvenir. ”
L'ange, alors, sur mon lit se penche, Et le vent de son aile blanche Emporta mon âme après lui ;
Je regardai son blanc sillage,
Puis il se couvrit d’un nuage
Et puis …..... tout s’est avanoui!
N0 — On dit que le Seigneur appelle Là-haut, dans sa vie éternelle, Celui qui voit l’ange ici-bas ; Et, le soir, cette âme si pure
S'échappa dans un doux murmure, Suivit l’ange......et ne revint pas!
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A Faucher de Saint-Maurice.
Quand, au souffle de la rafale,
La neige couvre les sillons,
Quand le soleil est froid et pâle, Où vont les papillons ?
Quand les feuilles tombent, frileuses, Sous les grands arbres dégarnis, Où vont les voix harmonieuses Qui chantaient dans les nids ?
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Quand les fleurettes du parterre
N'ont plus de sucs à lui donner,
Dites, où l'abeille légère Va-t-elle butiner ?
Et quand, sur la plaine déserte,
L'hiver tend ses mates couleurs,
Où vont l'herbe et la feuille verte, Où vont les pauvres fleurs ?
Quand la neige couvre la plaine,
Oiseaux, abeilles, papillons
Vont sur une terre lointaine Chercher les chauds rayons.
An printemps, les feuilles renaissent,
Au bois, sous les soufles tièdis,
Tandis que les fleurs reparaissent Dans les prés reverdis,
Sa |, QU
L’'abeille revient et butine, L'oiseau chante dans l'arbre vert, Au pré, le papillon lutine
Sur le trèfle entr’ouvert,
Pour nous, lorsque la mort nous glace, Toute espérance doit finir, Et, d'ici bas l'hiver nous chasse
Pour n’y plus revenir.
TS