‹ Les perce-neige; premières poésiesChapitre 15 sur 21 · L'OCEAN · texte numérisé non relu

L'OCEAN

Imité de Vanylais du Col Patten.

Sombre et Aer Océan dont la crête écumease Semble toujours la même et change à chaque instant, Combien de voyageurs sur ta vague brumeuse Vont chercher la fortune ou le nom éclatant !

La mère te maudit lorsque ton flot perfide Engloutit un enfant tendrement adoré ; La pauvre fiancée, ouvrant son œil humide Explore longuement ton horizon doré

Hélas ! son débespoir entrevoit sons ton onde, Tout là bas, une tombe isolée et profonde ; Eoule, roule ta vague et ton flot séducteur ;

Océan sans repos et qui grondes sans cesse. Brillant comme nos jours que le soleil caresse. Comme eux ton flot renferme un mirage trompeur !

^:iiXilli^!

Page 1