Ignatius von Antiochien und seine Zeit., 1S47, p
2. Schwegler, £^a\ nac/i'zpo.îfoitsc/ie Zeitalter, t. ii, p. 154 et suiv, ; Hilgenfeld, Die apostolichen VÔ'ier, p. 271 et suiv.
3. Irénée adv. hœres., ni, 3 ; Eusèbe, IHsl. écoles., iv, 14, m, 30 ; S. Jérôme, de Viris illuslr., c. x^Il, etc.
versaires; et, si je ne craignais d'avoir abusé de votre attention dans la question des Épîtresde saint Ignace, je m'étendrais sur cette nouvelle controverse, moins remarquable que la première*. C'est toujours le même arbitraire dans lu choix des hypothèses et un égal mépris pour le témoignage historique. Je ne citerai qu'un argument regardé comme péremptoire par le professeur Hilgenfeld d'Iéna. Saint Polycarpe exhorte les Plîilippiens à prier pour les rois, pour les puissances et pour les princes. Là-dessus, une savante dissertation pour prouver qu'avant iMarc-Aurèle, aucun empereur romain ne s'était associé un collègue par adoption, partant que l'Épître ne saurait remonter au règne de Trajan. En vérité, si la critique ne faisait pas des frais d'érudition dont il faut lui tenir compte, de pareilles objections ne mériteraient pas l'honneur d être relevées. L'évoque de Smyrne ne pouvait-il pas adresser aux Philippiens une exhortation générale, appliquable à tout état de choses possible, sans faire la moindre allusion au régime alors existant? Saint Paul ne prescrit-il pas àTimothée de faire des prières ^our les rois, sous le gouvernement de Néron? Il est vrai que le chef de l'école rationaliste de Tubingue, le docteur Baur, tire précisément parti de ce fait pour nier l'authenticité de la lettre de saint Paul^. Mais quoi de plus arbitraire que de vouloir restreindre à une époque déterminée des prescriplions qui devaient comprendre toute la dun.e des siècles chrétiens? Si maintenant l'on considère qu'au témoignage de saint Jérôme, la Lettre de saint Polycarpe se lisait encore publiquement de son temps dans les Églises de l'Asie, on se demande ce que peuvent valoir de pareilles arguties contre Tautorité d'une pratique si ancienne et si générale. Assurément les opinions personnelles de deux ou de trois érudits allemands ne pèsent pas plus qu'un fétu dans la balance de la critique, quand on peut leur opjioser le sentiment
1. Hofelé, Prolégom. aux Pères apost., p. 80 ; Uhlhorn in Niedners Zeitschrift fur historische Théologie, 1851, p. 276 et suiv. ; Schliernanii, Die Clemenlinen, p 'US et suiv.