Actes des Apôtres, xiy, 14. — Ép. aux Philip., ii
2. S. Luc. V, 8. « Exi a me quiahomo peccator sum. » I Tim. i, 13, 15: Jésus Ghristus venit in mundurn salvos facere peccatores, quorum primuJi ego sum. »
Albert Dresscl, saint Barnabe, qui, en sa qualité de lévite originaire de l'ile de Chypre, devait être familier avec les usages de l'Orient, aurait-il pu émettre une assertion si contraire à la vérité^ ? Mais, c'est que bien loin de là, rien n'est plus conforme à la vérité que cette assertion. Déjà Hérodote et Diodore de Sicile font mention de ce fait. Les deux principaux historiens profanes parmi les juifs, Philon et Josèphe, le confirment en tout ou en partie. Parmi les Pères ou les écrivains ecclésiastiques, il n'y a qu'une voix là-dessus ^. Je neciteraique saint Épiphane, qui argumente contre les Ébionitesde la même manière que saint Barnabe : « Et pourquoi Ébion tirerait-il tant de gloire de la circoncision ? Ne voyonsnous pas les adorateurs des idoles et les prêtres impurs de l'Egypte pratiquer le même rit? Les Iduméens, les Ismaélites et tant d'autres peuples n'observent-ils pas la circoncision aussi bien que les Juifs ^ ? » Je ne crois pas qu'on puisse être moins heureux dans le choix d'une objection. Une troisième difficulté serait plus sérieuse; si, comme l'affirme le docteur lléfelé, saint Barnabe était déjà mort en l'année 62. Comme il est fait allusion dans l'Épître à la destruction du temple de Jérusalem en 70, la question serait jugée ou du moins il fau" drait conclure à une ^interpolation ^. J'avoue que cette objection est une de celles qui m'empêchent de croire avec une entière certitude à l'authenticité de la lettre, et Mœhler me semble avoir glissé là-dessus avec trop de légèreté. Car bien qu'elle ne soit pas irréfutable, elle ne laisse pas de reposer sur quelque fondement. Ainsi le Bréviaire romain en parti-