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DEUXIÈME LEÇON

Les Évangiles apocryphes sont le premier monument littéraire qui s'offre à nous en dehors des Écritures canoniques, — Collections anciennes et récentes. — Différence radicale d'avec les Évangiles canoniques, — Explication de leur origine. — L'Évangile de l'Enfance, spécimen de ces légendes. — Elles fournissent un argument solide en faveur de la publicité des faits primitifs du christianisme. — Leur composition est postérieure de beaucoup à celle des Évangiles canoniques, — Appréciation de la valeur historique des Évangiles apocryphes.

Messieurs,

Le premier monument littéraire qui s'offre à nous en dehors des Écritures canoniques, ce sont les Évangiles apocryphes. Nous nous en occuperons aujourd'hui.

Vers la fin du xvii^ siècle, un jeune professeur d'éloquence, qui venait de débuter à Hambourg-, eut l'occasion d'entrevoir dans la bibliothèque d'un de ses amis quelques écrits apocryphes du premier âge de l'Église. La vue de ces monuments étranges de la littérature des premiers siècles chrétiens le frappa vivement ; et malgré les difficultés que présentait une pareille entreprise, il conçut le projet d'en donner au pubhc une édition complète. Après des recherches sans nombre qui exigeaient autant de patience que d'érudition, Albert Fabricius parvint à recueillir ces pièces diverses, et en 1703 il publia en deux volumes son Codex apocryphus Novi Testamenti, qu'il augmenta en 1719 d'un troisième volume.

Cette publication produisit une vive sensation dans le monde érudit, bien que la tentative de Fabricius n'eût pas été la première de ce genre. Déjà au xvi^ siècle, iMichel

Néancler, théologien allemand, avait fait un recueil savant mais incomplet des Évangiles apocryphes, qu'il avait annexé à une édition gréco-latine du petit catéchisme de Luther. Son travail fut complètement effacé par celui du docte professeur de Hambourg. Aussi toutes les publications postérieures à celle de Fabricius n'ont-elles fait que reproduire la sienne, sauf quelques additions de moindre importance. De nos jours cependant, les écrits apocryphes du Nouveau Testament ont trouvé de nouveaux éditeurs, dont la vaste érudition était digne d'achever 1 œuvre de leur devancier. En 1832, Ch. Thilo, professeur à l'université de Halle, fit paraître à Leipzig un premier volume du Codex apocryphus Novi Testamenti. Le soin qu'il a mis à revoir le texte sur un grand nombre de manuscrits grecs et arabes, les variantes qu'il a recueiUies et discutées avec une sagacité rare, les notes nombreuses qui éclaircissent des points obscurs de géographie ou d'histoire, en font une des productions philologiques les plus importantes de notre époque. Malheureusement la mort est venue surprendre le savant éditeur, au moment où il se préparait à mettre au jour le second et le troisième volume de son Recueil.

L'œuvre de Thilo a été reprise depuis et achevée en 1853 par le docteur Tischendorf, professeur à l'université de Leipzig. Ce savant, qui avait déjà bien mérité de la littérature chrétienne en publiant les Actes' apocryphes des Apôtres, s'est acquis un nouveau titre à la reconnaissance de tous par sa belle édition des Évangiles apocryphes. Plus de quarante manuscrits qui avaient échappé aux recherches du docte philologue de Halle, ont été revus et collalionnés par M. Tischendorf, avec un soin qui mérite les plus grands éloges. H en est résulté le travail le plus complet que nous possédions sur cette matière ; et il nous parait difficile dans l'état actuel de la science de déterminer le texte primitif des Évangiles apocryphes avec plus de précision et de sûreté. Nous faisons des vœux pour que cet éminent critique couronne ses deux publications par celle des Apocalypses apocryphes :

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c'est une lâche que nul n'a osé entreprendre jusqu'à présent.

Fabricius avait réuni les litres de cinquante Evangiles apocryphes ; mais, comme il l'observe lui-même, plusieurs dénominations différentes désignent parfois un seul et môme récit. Ainsi FÉvangile qui porte le nom de Tatien se confond, selon toute apparence, avec celui des Encratites, dont cet hérésiarque était le chef. On peut supposer de môme que l'Évangile selon les Hébreux ne différait pas de l'Évangile hébreu de saint iMatthieu dont se servaient les Nazaréens. De cette manière, leur chiffre véritable se réduit à quarante environ. Nous ne connaissons la plupart d'entre eux que par le témoignage des Pères, qui nous ont également transmis les fragments de plusieurs autres. Enfin, sept sont arrivés jusqu'à nous à peu près complets. Nous les trouvons dans les éditions de Fabricius, de Thilo et de Tischendorf : c'est l'Histoire de Joseph le charpentier, l'Évangile de l'Enfance, le Protévangile de Jacques le iMineur, l'Évangile de Thomas l'Israélite, celui cle la Nativité de Marie, l'Histoire de la naissance de Marie et de l'enfance du Sauveur et l'Évangile de Nicodème. C'est avec raison que le docteur Tischendorf n'a point admis dans sa collection trois autres Évangiles recueillis par Thilo : celui de Marcion, qui n'est que l'Évangile de saint Luc mutilé par cet hérésiarque, et deux Évangiles faussements attribués à saint Jean, dont l'un était en usage chez les Templiers, et l'autre chez les Albigeois : composés au moyen âge, ces deux productions n'ont point de rapport avec le genre d'écrits que nous étudions.

Si, outre ces sept Évangiles, je voulais énumérer tous les écrits apocryphes qui se rattachent au premier âge de l'Église, ma tâche serait très-longue. Je citerais entre autres la lettre de Jésus-Christ à Abgare roi d'Édesse, les lettres de la sainte Vierge à saint Ignace, aux habitants de Messine et à ceux de Florence, l'épître de saint Paul aux Laodicéens, les épîtres de saint Paul à Sénèque, l'histoire ou combat apostolique d'Abdias, les actes de saint Paul et de sainte Thèclc

et plusieurs apocalypses. Mais nous n'avons à nous occuper en ce moment que des Évangiles apocryphes.

Lorsqu'on a lu attentivement les Évangiles apocryphes que je viens de nommer, le premier mouvement de la pensée, c'est de les rapprocher des Évangiles canoniques pour saisir les points de contact et les lignes de séparation. Or, de première vue, voici ce qui frappe l'esprit. Le cadre est tout différent de part et d'autre. Tandis que saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean glissent rapidement sur les premières années de la vie de Jésus et s'étendent fort au long sur les trois années de sa vie publique, les auteurs des apocryphes, au contraire, passent sous silence cette partie la plus importante de sa carrière et ne s'occupent que de son enfance, de son séjour en Egypte, des prétendus miracles de sa jeunesse, etc., à l'exception de l'Évangile de Nicodème, qui est le récit de la passion et de la descente aux enfers. Vous y cherchez en vain l'enseignement du Sauveur ou sa prédication. L'élément doctrinal y manque entièrement. Ce fait, qu'on n'a pas assez remarqué dans la discussion avec le docteur Strauss et les partisans du système mythique, est tellement capital, qu'il suffit pour nous rendre compte de l'origine des apocryphes et de leur véritable caractère.

Quelle a pu être en effet la cause de ce silence des apocryphes sur la vie publique du Sauveur ? La raison en paraît toute simple. La vie publique de Jésus, telle qu'elle est racontée par les quatre évangéUstes, était si bien connue de tous, que l'imagination ne pouvait se donner libre carrière sur un thème où la fiction devenait impossible. Dès lors il fallait se rabattre sur la période de sa vie qu'il avait plu aux biographes sacrés de passer sous silence ou d'envelopper dans le voile de l'obscurité. Cette lacune de près de trente années dans une vie qui, aux yeux de plusieurs, semblait devoir être remplie de miracles du commencement à la fin, se prêtait merveilleusement à la fiction légendaire. On s'emparera donc de l'enfance de Jésus, on choisira l'un ou l'autre

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épisode moins connu, la faile en iilgypte par exemple, et, s'appiiyant de quelques données traditionnelles, on entassera miracles sur miracles ; ou bien l'on s'attachera à quelque personnage au sujet duquel le récit évangélique n'ollre que peu de détails ou se tait complètement, tel que saint Joachim, sainte Anne, saint Joseph et la sainte Vierge, et l'on brodera sur un canevas plus ou moins historique un lissu mêlé de fictions et de réalité. De là les divers Évangiles apocryphes que nous avons sous les yeux.

J'ignore, Messieurs, si j'exprime bien ma pensée; mais l'un ou l'autre fait tiré de l'histoire profane va l'éclaircir suirisamment. C'est une loi psychologique que tout homme dont l'apparition a été un événement pour le genre humain, trouve dans le travail de l'imagination des masses un supplément poétique à sa vie réelle. La légende vient invariablement s'y placer à coté de l'histoire, la défigurant parfois, y ajoutant toujours. S'il existe quelque lacune dans le récit de sa vie, c'est sur cette phase de son existence plus ou moins ignorée que se portera de préférence l'esprit légendaire : c'est là qu'il se sent à l'aise, qu'il se joue avec complaisance. Je citerai Charlemagne : à partir de ses premières expéditions militaires, sa vie rentre tout à fait dans le domaine del'histoire. Mais les années de sa jeunesse n'étaient guère connues. Que fera l'esprit légendaire et poétique, ébloui par l'éclat qui environne le héros? 11 ne se contentera pas de la réahté ; ne pouvant se convaincre qu'une vie si extraordinaire n'ait pas du être un tissu de merveilles d'un bout à l'autre, il suppléera par des fictions poétiques au silence de l'histoire. 11 fera rejaillir sur sa mère le merveilleux de sa vie ; il nous le montrera héros avant 1 âge, préludant par ses exploits à ses destinées futures. De ce travail de l'imagination sortiront le gracieux roman de Berthe aux grands pics et la Chronique de Turpin, qui sont à la vie de Charlemagne par Eginhard ce que la légende est à l'histoire. Je pourrais multiplier les exemples à l'infini. Que sera-ce maintenant de la vie de l'Homme-Dieu, dont le merveilleux fai-

sait le fond même ? N'était-ce point là pour des imaginations orientales, pour la crédulité ou l'instinct poélique, une tentation très-vive de supposer le miracle là où l'histoire se taisait, de remplir les lacunes du récit évangélique de leurs créations multiples ? Bien loin que l'existence des Évangiles apocryphes soit de nature à exciter l'étonnement, s'il y avait une chose qui dût nous surprendre, c'est qu'il n'y en ait pas eu un plus grand nombre.

D'après ce que je viens de dire, Messieurs, vous avez pu saisir, si je ne me trompe, le véritable caractère desÉvangiles apocryphes, de ceux-là du moins que nous possédons encore. Car si je passais à une autre classe d'écrits semblables, aux Évangiles fabriqués par les hérétiques, j'assignerais une autre cause à leur origine. Là, ce n'est plus la crédulité naïve ou l'instinct poétique qui les crée ; ils naissent évidemment sous Fempire de préoccupations dogmatiques. Chaque hérésiarque ou chef de secte se faisait un Évangile en harmonie avec ses doctrines. Le plus souvent même c'était uu des Évangiles canoniques altérés ou défigurés selon les besoins de la cause. De là les récriminations des Pères, de saint Irénée et de saint Épiphane surtout, contre les mutilations et falsifications faites par les Cérmthe, les Basilide, les Yalentin, les Tatien, les Marcion et d'autres. Le caractère des apocryphes dont nous possédons le texte est tout différent, à quelques exceptions près ^ : c'est la légende côtoyant l'histoire, c'est la fiction poétique venant s'ajouter à la réahté. Leurs auteurs ont cherché par un effort instinctif ou réfléchi à élever la réalité à l'idéal par l'imagination. Or, quand la réalité est parfaite comme dans le type de l'Homme-Dieu, tel qu'il s'offre à nous dans les Écritures canoniques, on rabaisse lidéal en le forçant. Voilà ce qui est arrivé aux Évangiles apocryphes. En place d'un récit plein de sobriété et de grandeur, nous n'avons plus qu'une surcharge de miracles sans le moindre élément doctrinal. Pour

1. En effet, l'Évangile de Thomas et celui ck; l'Enfance ont semblé à plusieurs, et non sans motif, trahir la main d'un hérL'ti(|uc.

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ne pas rester dans le vague, je choisirai pour exemple l'Évangile de l'Enfance, qui a joui d'une grande célébrité, en Egypte surtout parmi les Coptes, et dont la trace se retrouve dans Mahomet et dans les commentateurs du Coran. C'est moins une composition d'une seule pièce, qu'un assemblage de plusieurs qui résume à peu près les traditions locales de l'Egypte et de la Syrie touchant l'enfance du Sauveur. Le texte arabe que nous possédons aujourd'hui n'est aux yeux des philologues modernes qu'une traduction de l'original syriaque perdu depuis longtemps.

La scène s'ouvre par un miracle. Jésus encore au berceau dit à sa mère Marie : «Moi que tu as enfanté, je suis Jésus, le fils de Dieu, le Verbe, ainsi que te l'a annoncé l'ange Gabriel, et mon Père m'a envoyé pour le salut du monde. » Suit le récit assez peu circonstancié de la naissance du Sauveur, de l'adoration des bergers et des mages, de la circoncision, de la présentation au temple : sauf l'addition de quelques faits miraculeux, il coïncide dans ses lignes principales avec le récit évangélique. Du reste cette remarque peut s'appliquer à tous les Évangiles apocryphes : ils ne contredisent sur aucun point important les Écritures canoniques, qu'ils reproduisent au contraire avec une rare fidélité ; ils ne pèchent le plus souvent que par ce qu'ils ajoutent. C'est avec la fuite en Egypte que commence la carrière merveilleuse de l'enfant Jésus. Chaque pas est signalé par un miracle. A son entrée dans le pays les idoles tombent et se brisent : fait qui ne manque pas de fondement dans la tradition ; mais vous comprenez qu'il est très- difficile de démêler l'élément historique à travers toutes ces fictions. Ici, ce sont les linges de l'enfant dont le contact guérit le fils d'un prêtre des idoles. Là, c'est l'eau dont son corps a été arrosé qui enlève la lèpre au fils d'un prince. Plus loin, c'est un jeune homme changé en mulet qui reprend sa première forme. A quelques pas de cet endroit, la sainte famille tombe entre les mains de deux voleurs, dont l'un veut l'épargner tandis que l'autre s'y refuse ; et Jésus dit à Marie :

(( Dans trente ans, ô ma mère, les Juifs me crucifieront à Jérusalem et ces deux voleurs seront mis en croix à mes côtés, Titus à ma droite et Dumachus à ma gauche. Ce jourlà Titus me précédera dans le paradis. »

Cette légende qui fait rencontrer à l'enfant Jésus dans un désert de l'Egypte les deux larrons qui plus tard partageront son supplice, est assez touchante: dans l'Évangile de Nicodème qui reproduit la même fiction, les deux voleurs portent lenomdeDiraas etde Gestas. Au bout de trois ans, les augustes exilés retournent en Judée où l'enfant Jésus manifeste sa divinité par une foule de prodiges. Un jour, il s'amuse au milieu d'autres enfants de son âge à faire avec de la terre détrempée diverses images d'animaux, et au grand étonnement de ses camarades il ordonne aux figures qu'il a modelées de se mettre en mouvement. Un enfant tourmenté par Satan cherche à mordre le fils de Marie : le démon le quitte et il se trouve que cet enfant est Judas Iscariote. L'auteur trouve moyen également de faire guérir par Jésus, âgé de sept ans, deux auires enfants qui seront plus tard les apôtres saint Jacques et saint Simon. Quand Joseph, dit-il, parcourait la ville pour confectionner des portes, des cribles ou des cotfres, le Seigneur Jésus l'accompagnait, et toutes les fois que l'ouvrage de Joseph devait être plus long ou plus court, plus large ou plus étroit, l'enfant étendait la main et la chose se trouvait telle que le bon artisan la désirait ; car, ajoute-til, non sans quelque malice, Joseph n'était pas fort habile dans le métier de menuisier. Après avoir raconté cette série de miracles dont je ne cite qu'un petit nombre, l'Évangile de l'Enfance arrive à la présence de Jésus dans le temple de Jérusalem au milieu des docteurs. Là s'arrête son récit, précisément à l'endroit où les Evangiles canoniques commencent à développer le leur ; et comme s'il avait voulu y souder sa narration, il termine par ces'paroles de saint Luc : « Il revint avec ses parents à Nazareth, et il leur était soumis en toutes choses. Et sa mère conservait toutes ses paroles en son cœur. Elle Seigneur Jésus profitait en taille, en sa-

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gesse et en grâce devant Dieu et devant les hommes *. » Ces paroles de saint Luc terminent également l'Évangile de Thomas l'Israélite, qui a été l'une des sources de celui de l'Enfance. J'ai analysé ce dernier avec quelque étendue, parce qu'étant le plus long de tous, et comme une compilation de plusieurs, il nous dispense de les parcourir l'un après l'autre. Je ne ferai pas aux Évangiles canoniques l'injure de les comparer à ce que vous venez d'entendre. On se demande vraiment à quoi servent l'érudition et l'esprit de critique, lorsqu'on lit dans les ouvrages allemands des assertions telles que celle-ci : « Les quatre Évangiles actuels ne sont pas plus édifiants que les apocryphes, car ce sont tous des édifices conçus et exécutés parfaitement d'après le même plan 2. » Non-seulement le plan n'est pas identique, mais il diffère totalement, dans l'ensemble comme dans les détails. Les Évangiles canoniques contiennent le dogme et la morale chrétienne ; il n'y a pas trace de l'enseignement du Sauveur dans les Évangiles apocryphes. Les uns retracent sa vie publique, sa mission de Rédempteur et de Précepteur du genre humain ; les autres s'ingénient à remplir de faits merveilleux les années de son enfance. D'une part, c'est un ensemble de doctrines qui confondent l'esprit par leur sublimité; de l'autre, c'est une enfilade de miracles qui n'a aucune raison d'être. Il faut s'abuser étrangement, pour vouloir découvrir entre des œuvres si diverses la moindre ressemblance. L'absence complète de l'élément doctrinal dans les Évangiles apocryphes interdit toute comparaison.

D'autres écrivains rationalistes veulent bien admettre la supériorité des Évangiles canoniques, leur caractère de sobriété, de simplicité, de grandeur : ils ne voient dans les apocryphes que du remaniement, de l'ajustage, une amplification verbeuse, de pâles esquisses de lieux communs obligés: mais ils s'y prennent d'une autre manière pour retourner contre l'Écriture sainte cette prétendue machine de guerre.

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