Citée par Eusèbe, fUst. ecclés
conlre nous ces armes fourbies à l'étranger. Nous n'avons pas plus à redouter la science germanique que la science britannique. Avec ce qu'elles ont lune et l'autre de sûr et de solide, on réfute sans peine ce qu'elles ont de faible et de hasardé. En reproduisant les réponses on détruit les attaques, d'est, Messieurs, l'une des fins que je me propose en étudiant avec vous l'éloquence chrétienne dans les premiers siècles. Car l'éloquence n'est pas seulement une question de style ou de langage : sous les mots il y a des idées, et ces idées expriment des dogmes. Retrouver dans les monuments les plus anciens de l'éloquence religieuse l'enseignement dogmatique et moral que l'Église ofl're au monde, telle est la partie la plus importante ide notre lâche. C'est aussi la question qui revêt le plus d'actualité, qui se reproduit sous toutes les formes, dans les journaux, dans les revues, dans les livres, dans tous les organes de la pensée publique, parce que tout esprit cultivé en comprend la gravité. Permettez-moi de vous féliciter de l'attention que vous portez à ces matières théologiques : elle prouve que nous ne sommes pas aussi légers en France qu'on veut bien le dire, et qu'il s'y trouve encore bon nombre d'esprits qui n'ont pas perdu dans les frivolités du jour le goût des études sérieuses.