‹ Les Pères apostoliques et leur époqueChapitre 47 sur 143 · G. XL · texte numérisé non relu

G. XL

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i'ié sur un pied d'égalité, parfaite. Je sais bien que ce rapprochement des deux sacerdoces ne plaît guère aux protestants ; mais il ne s'agit pas de savoir s'il plaît ou s'il déplaît à tel ou à tel parti. Est-il exact? Telle est la question. Or là-dessus, un disciple des apôlres écrivant vers l'année î)6 mérite plus de créance qu'un professeur de Goettingue ou de Berlin parlant au xix« siècle. D'ailleurs, tout justifie cette comparaison : la loi mosaïque n'a de sens complet que par le christianisme qu'elle préfigure dans ses lignes essentielles. Des lors n'est il pas naturel que les trois degrés de la hiérarchie mosaïque se retrouvent en un sens plus relevé dans la hiérarchie chrétienne ? Mais l 'évoque de Rome va plus loin : il prend la constitution de l'Église h son origine, dans la pensée du Christ et des apôtres :

«Les apôtres, écrit-il, nous ont annoncé l'Évangile de la part de Jésus-Christ et Jésus-Christ de la part de Dieu. Jésus-Christ adonc été envoyé par Dieuet lesapôtres par Jésus-Christ, et tout cela s'est fait dans l'ordre convenable d'après la volonté divine. C'est pourquoi, ayant reçu leur mission, remplis d'une foi parfaite par la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et confirmés dans leur foi par la parole de Dieu, ils sont partis avec toute la confiance de l'Esprit-Saint, annonçant la venue du royaume de Dieu. En prêchant ainsi dans les villes et dans les campagnes, ils ont pris les prémices de la foi, et après avoir éprouvé par l'esprit ces nouveaux convertis, ils les ont institués (h^^ques et diacres de ceux qui devaient se convertir plus lard *...»

Assurément, on ne saurait être plus explicite sur l'existence d'un gouvernement dans l'Église naissante.. Ne dites donc pas que dans l'origine le sacerdoce était commun à tous les fidèles 2, et qu'aucune association morale ne commence par la séparation du peuple et du gouvernement ^. Voici un témoin oculaire, évoque lui-même, qui se lève du milieu du premier siècle pour affirmer que les apôtres plaçaient à

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