Metaph. 20 décembre; Math., xviii
3. Orig., Hom. xn in Lucam; Eusèbe, Hist. eccles., m, 22; S. Jérôme, De Viris illuslr., xvi; S. Jean Ghrysost.. Ilom. in S. Ignat. mart., etc.
chrétienne : Eusèbe, saint Jérôme el saint Jean- Glirysos tome nous ont transmis là-dessus quelques détails, qui s'accordent parfaitement avec le récit des Actes.
Mon intention n'est pas, Messieurs, de traiter à fond, en ce moment, une question qui trouvera mieux sa place dans nos études sur l'Apologétique chrétienne, celle des causes générales de la persécution que subit l'Église dans les trois premiers siècles. Je ne ferai qu'indiquer rapidement l'attitude prise par les premiers empereurs romains en face du christianisme ; car ce court aperçu est nécessaire pour l'intelligence complète de notre sujet. Selon Tertullien, Tibère aurait proposé au sénat d'élever Jésus-Christ au rang des divinités de l'empire ; et même, après le refus de cette assemblée, il aurait menacé des plus grands châtiments quiconque accuserait les chrétiens *. En l'absence de tout autre témoignage qui puisse nous aider à contrôler celui-ci, l'exactitude en est pour le moins douteuse ; car le caractère bien connu de Tibère, et la servilité du sénat romain ne permettent guère d'admettre ce fait. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'en l'année 53, Claude bannit de Rome les chrétiens confondus avec les Juifs sous le même nom ; lesparoles de Suétone ne laissent aucun doute à cet égard. « L'empereur, dit-il, exila les Juifs, qui excitaient de fréquents tumultessous l'impulsion de Chrestus (le Christ)^.» Ils ne tardèrent pas à rentrer dans la capitale de l'empire, et le nombre des chrétiens s'accrut si rapidement, qu'on les distingua bientôt en Jes appelant par leur nom. C'est alorsque Néron suscita contre eux la première persécution sanglante. Il ne paraît pas que ce misérable se soit laissé diriger en cela par aucune idée politique. Le désir de détourner de lui-même le soupçon d'avoir incendié Rome, et le dessein de se rendre populaire en vouant au supplice une classe d'hommes, objet de haine pour les païens, semblent seuls avoir inspiré sa cruauté. Tacite insinue clairement ce double motif. « Pour