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« Rachetés au prix du sang, » enrichis au prix du sang-, nous ne devons aucune contribution pour notre tête, parce que a notre tête c*est le Christ. » U ne oonvient pasqiie le Christ soit acheté à prix d'argent* Gomment les martyres ponrraient4l8 se consommer pour rendre gloire à IHeu, si nous pouvions acheter aTec un pen d*or rauiorisatHm d*étre Chrétiens ? Iforcfaander sa foi , c'est donc se révolter contre la volonté de Diea.
Puisque G^aar n*a jamais frappé et n*a jamais pu frapper d'un impôt le titre de Chrétien , à l'approche de Tantechrist, qui a soif de notre sung et nou pas de nos trésors, comment vient-on alléguer qu'il y a un commandement ainsi conçu : (( Rendez à César ce qui est h César ? w C'est un satellite, un délateur, un ennemi particulier qui veut m'arracher de l'argent, sans riea exiger pour César ; il y a mieux, en désobéissant à César, puisqu'il renvoie à prix d'argent un Chrétien, coupahle aux yeux de la loi humaine. Bien différent est le denier que je dois à César, le denier qui lui appartient , le denier dont il s'agissait alors, que lui devaient alors des tributaires, que ne lui doivent plus des hommes libres. Comment d'ailleurs « ren-» « drai-je à Dieu ce qui appartient à Dieu, » c'est-à-dire l'homme dirétien , monnaie divine frappée à son image et marquée de son nom ? Si je dois un tribut à Coar, ne dois-je pas aussi à mon Maître, qui est dans les cieux , le tribut de mon sang, en échange de celui que son i ils versa pour moi ? Que si , d'une part, je dois à Dieu le sacrifice de l'homme, et jusqu'à la dernière goutte de mon sang; qur si, de Tauire, l'heure est arrivée de payer à Dieu la dette qu il réclame . n'est-ce pas frustrer Dieu lui-même que de décliner l'acquittement de ma dette ? En vérité j 'ai bien observé le préoepte en « rendant èrCésar « ce qui est à César, mais en refusant à Dieu ee qui est à « Dieu. ))
XIII. Mais « je donnerai k quiconque me demande. » Oui, à titre d'aumdne, mais non d'exaction. « A quiconque
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» demande, » «st^il Or, exfnvqiier n'esl psa dcanander* Celui qui me neitace , s'il ne reçoit neb , «a Ueii de ne demander, Warraclie. Il n attend pas line aQmâde, celui 4fû Tient non fom se latre {daiiid^, mais powr se laine craindee. Je donnerai dnnc par diarbé, non parfrafeur» k rinforfuné qui , après avoir reçu , vend gloire à IKen et me faënît, non à Tor^ieiUem cpû <Sroit m'avoir rendu service , et les yeux attachés sur sa proie s*éerie : C'est le rachat d'un crime!
Je nourrirai (c rncme mon enaemi. » Mais il y a des ennemis à d autres titres. Paul n a pas dit le traître, le concussionnaire, le persécuteur. « Que de charbons en « effet j'amasse sur sa tète, » en refusant de pactiser avec kii ! le sais bien qu il est écrit : « Si quelqu'un vous « prend votre tunique , afaandonnez^lui encore votre man» « tean. n Mais il est question dn qwliateur qui convdle mon bien , et non dn peffsécjitear qui s attaque à ma fia. J'abandmneraî jusqu'à mm manteau à qui ne me menaee •pas d*nne dénonciation. Me menaee44i ? Je Ini reprondrai même la tunique que je lui ai abandonnée. Les commaor démens du Seigneur, au lieu dé s*étendre à l'infini et à toutes choses , ont leurs motifs , leurs règles et leurs limites. Ainsi, celui qui a dit : «. Donnez à qui vous de- « mande, » refuse un signe à ceux qui lui en demandaient. Autrement , si tu crois qu'il faille donner indistinctement à tous ceux qui demandent, il faudra, ce me semble , cjue tu donnes au malade que travaille la fièvre, je ne dis pas seulement du vin , mais du poison , et à i^homme qui désire la mort, uneépée.
(( Employez les ridkesses injustes de Mammon à vous « fiure des amis. » Le sens de ce précepte est déterminé par la parabole qui précède. Elle s'adressait au peuple Juif, .qui y économe inifidèle du bien que lui avait confié le 8ei^ gneur, des serviteurs de Mammon, e*est--à-dire de now»inémes, aurait dû se faire des amis plutôt que des ennemis» ut partager avec nous l'administration des biens, afin de
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nous délivrer par là des péchés qui nous rendaient esclaves et débiteurs de Dieu. Alors Israël , ayant commencé de perdre la faveurde son Maître, entrait, à lombre de notre dans ies tabeniacles élmiels. Mais attache à ce précepte et Al cette parabole tout autre sens que tu voudras, ponrya que ta saches qii^il n'est pas Traiseniblable que léa coocussbnuaires dont nous nous serons fait dés amis à Fdide de Mammon <c puissent nous recevmr abnrs dans les « tabernacles étemels, n
Toutefois, que ne persuade point la pusillanimité ! Comme si l'Ecriture permettait de fuir et ordonnait de se racheter ! Ce serait peu assurément qu'un ou deux Chrétiens renversés par elle. La voilà qui essaie de lever un tribut sur toute l'Eglise en masse. Fauf-il en pleurer? faut-il en gémir? Les Chrétiens aujourd hui sont inscrits, comme desobjetsdeooQCUssiaQ) sur les registres des bénéficiaires et des espions, parmi les cabaretiers, les bouchers, les escrocs, les baigneurs, les joueurs et les maîtres dlmpudicilé. Est-ce donc pour que les évéques jouissent tranquillement de leur niyablé, soiis prétexte d'administrer, que les Àpôtrés ont fondé Tépiscopat? Yoilà sans doute la paix que le Christ , eu retournant vers son Père , ordonna d*adicter à des soldats par des présens dignes des saturnales.
XIV. Mais comment pourrons-nous nous rasseinbler? distuj comment célébrer ensemble le jour du Seigneur? — Ainsi que le faisciimt les Apôtres, qui demandaient leur sécurité à leur foi et non h Tarj^ent. w Si la foi est capable de trans- « porter les iiionta(^nes , )> à plus forte raison d'éloigner un soldat. Fais-toi un rempart de ta sagesse et non de ton or. Car tu ne seras point à Tabri des Aireura du peuple, pour avoir corrompu quelques soldats mercenaires. Pour te protégoTy tu n'as besoin que de la fc et de la sagesse* Sans elles, tu peux perdre le prix de la rançon $ arec ellea, tu n'auras jamsôs à le regretter. Enfin , si 1» ne peux réunir le troupéan le jour, tu as la nuit : la lumière du Christ
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en dissipera les ténèbres. Ne peux-tu pas rassembler tous les fidèles? Trois Chrétiens iorment une Kylise. Il vaut mieux renoncef à voir quelque temps les frères, que de les vendre lâchement. Conserve au Christ son épouse immaculée. Personne ne doit trafiquer de sa pureté.
Ce langage , mon frère , te paroitra dur, intolérable , peut-être. Mais souviens-toi qu*îl est écrit : « Que celui « qui entend, entende, » c'est-à-dire, que celui qui ne codh prend pas , se retire. Celui qui çraint de soufirir ne peut être le disciple de celui qui a souffert. Mais celui qui ne craint pas de soufirir, sera parMt dans Tamour de ce même Dieu, a Car Tamour parlait chasse la crainte, d Yoilà pourquoi il y en a beaucoup d'appelés , mais peu d*élus« On ne cherche pas « celui qui veut suivre la voie large , (c mais celui qui marche dans la voie étroite. » Voilà pourquoi encore il faut recevoir nécessairement le Paraclet, principe de toute vérité et de toute force. Quiconque Ta reçu ne songe ni h fuir la pi rséc iition , ni à s en rachetei à prix d'argent : il porte au dedans de soi-même celui qui nous soutiendra , « prêt à répondre pour nous y » comme aussi à nous fortifier dans les tourments.