‹ Les pères de l'égliseChapitre 20 sur 44 · XIV. Apprenez maintenant, comme par surcroît, quel · texte numérisé non relu

XIV. Apprenez maintenant, comme par surcroît, quel

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est le principe de votre erreur. Les propbèles ont décrit sons de doubles images le double avéoeineiit de JétuB* Ghist. Le premier devait se manilîeater au milieu des alnisseoieats de toute uauire. « Il sera coudait à la roortoomme « une brebis; il sera muet comme TafpMau sous la main « de celui qui le tond. Son ai^ect e^t méprisable. Il se a lèvera en la présence de IHea comme un arbrisseau , K comme un rejeton qui sort d'une terre aride. Il n'a ni IV éclat, ni beauté. Nous l'avons vu; il était méconnais- « sable, méprisé, le dernier des hoïiimes , homnie de (t douleurs, familiarise avec la misère; son visage était u obscurci par les opprobres et les ignominies. Son Père i< l'a établi comme une pierre de chute et de scandale, il « la pkcé pour un peu de temps au-dessous* des an^. tt — Pour moi, dit-il, je suis un ver de terre et non pas « un bomme. Je suis le rebut des mortels et le joaet de la « populace. »

Ou marques d'ignominie appartiennent à son premier avènement > -tandis que la grandeur et la majesté caractérisent le second. Alôvs il ne sera plus la (uerre de cbutc et de scandale ; il deviendra la principale pierre de Tédifice, la pierre angulaire , réprouvée autrefois, » et placée sur le cuiironnemeiit du teuiple, a ou Ijk'ïi cette pierre

(jui. en scdéraehant de la monlagne, dans le prophète u Daniel, lrap|>e et brise » la grandeur éphémère des empires de ce monde. Ecoutons encore le même prophète sur ce second avènement ! (c Et voici comme le Fils de « Thomme qui venait sm* les nuées du ciel. £t il s'avança « jusqua r Ancien des jours» et il fut en sa présence, et « ceux qui le servaient l'avaient coixluit jusqu'à son tr^e. « Et il lui donna la puissance , Tbonneur et le. royaume. « Toutes les nations, iputes les langues , loutes.les tribus ft lui seront soumises. Sa puissance est une puissance éter- « nelle qui ne sera pas transférée , el son royaume n'aura « point de déclin. i» Alors son visage resplendira. Sa beauté impérissable ne connaîtra point de rivale, parmi les en-

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fonts des hommes. Car il est dit : « Vous surpassez en échut V, les plus beanides enixints des hommes. La grâce est ré- « peiulae sur tos lèvres, parce que TOUS a

« hém pour rétemîté. Levea&^ous doue ; armeE-vons de « votre glaive, 6 le plus vaillant des Rois! Revêtez^vous « de votre beauté et de votre splendeur ! Voilà que votre « Père, après vous avoir abaissé un moment au-dessous « des auges, vous couronne d'honneur et de majesté. Tl « vous donne l'empire sur les œuvres de ses ni iins. Alors « ils connaîtront celni qu'ils ont percé , et les tribus- pleu- « reront amèrement sur lui en se Irappant la poitrine. » Pourquoi ces pleurs et ces lamentations ? Parce qu'ils n^ont pas su le reconnaître dans les humiliations de sa vie humaine. (( (Test un homme, s'écrie Jérémie; qui leoon- « naîtra? — C'est un Dieu, répond làaie; qui racontera « son ëtèmêlle génération ? » iansi encore, Zacfaarie nous retrace dans la personne de Jésus, et jusques dans le mystère de ce nom auguste , le double avènement de lésus* Christ, véritable et suprême pontife du Père. En premier lieu, il est revêtu de haillons, qu'est-ce à dire? d*une chair passible et mortelle, lorsqu'il lutte contre le démon qui le tente après son baptême, et souille la trahison au cœur de Judas. En second lieu, il est dépouillé de ses premières humiliations, qui sont comme des vêtements immondes , pour revêtir la robe éclatante et la tiare pure , c'est-à-dire la gloire et la majesté du second avènement.

Qu'il s'agisse du hls de Josedech , vous ne pourrieis le soutenir, puisque celui-ci, an lieu d'avoir jamais revêtu des habits impurs, fut toujours orné de la robe et de la dignité sacerdotale qu'il ne perdit jamais. Oui, c*est bien là ce Jésus-Ghrist, pcmlife suprême de Dieu le Père, qui s'est fieiit victime pour nous à travers tous les abaissemens, et qui, revêtu de la robe éclatante après sa rés^irrectbn, a été nommé le pontife étemel de Dieu le Père.

Parlerai-je des deux boucs oflFerts }>ar k loi mosaïque dans le jeûne public? Ne représenteiu-iis pas aussi le

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dooUe aspect du Christ? Oui, je Vetrouve sons le symbole de ces deox animaux^ semblables ïm. k Tantre, ce même Seigneur qui doit redesfseiuke soua la finrne qu^il avait ici basi afia de se feire reconaailre de «eux qai Tout oiitra§é. L'un des deaz btnïcs, enmoimé d*écar&te, diargé de malédictions, œuvert d'ignominies, insulté, frappé, maltraité par tout le peuple, était chassé hors de la ville et envoyé à la mort, poriani ainsi les carartt ros manifestes de la passion de Notre^eigneur, qui , après» avoir été revêtu d'écarlate, après avoir subi les opprobres et les malédietioQS de toas^ fat cruciâé hors de la ville. L autre, contraire^ sacrifié pour les péchés, et ne servant de nourriture qu'aux prêtres du temple, me retrace le dernier des jours oà, purifiés de toute souillure, les pontifes du temple spiritniu, c'est^nlire de Tfiglise, jouiront des fprâces les plus intimes et ks plus eatcellentes, tandis qde les autres jeûneront loin des sources du salab Plus de doutes! le premier avènement devait s'accomplir au milieu des abaissements et des outrages; les figures qui l'annonçaient étaient obscures. Le second, au contraire, est éclatant de lumière et digne d'un Dieu. Aussi , les Juifs n'eurent*ils à lever les yeux pour reconnaître cette seconde apparition à Téclat et à la dignité dont elle brille, tandis que lis voiles cl les iiiiumités de la premièrei indignes de la Divinité, assurément, durent tromper leurs regards. Aussi, affirment-ils, de nos jours encdre, que leur Christ n'est pas venu, parce qu'ils ne Tout pas vu paraître rians sa majesté, ne saobant pas qu'il devait se montrer d'abord dans les abaissements et l'humiliation.

11 suffit d'avoir ainsi rapidement parcouru ce qui concerne le Christ, en témoignage qu*il est venu tel qu*il était annoncé, pour que nous comprenions d'après cette merveilleuse concordance des divines fioritures , que les événements annoncés par la prédiction comme devant s'îîccoraplir après Jésus-Christ, se sont accomplis coniorméoient aux dispositions divines. £a eiïet, si celui, T. VII. 22

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après kqael ces événemoits devaient s'accomplir, n*étaît pas venu, jamab ceuqm étaient aftnonoés pour sa Tenue n'auraient eu leur eonsomiaetion* Lors dbac <|ue tousywfw toutes les nations sortir dn gooffirc de Terreur hn* maîne pour marcher à Bien le cr&teur et à son Glurist , vous n osez pas nier que cette menreiUe ait été prédite. Si vous l'osiez, je vous opposerais sur-le-champ, comme je l'ai déjà fait , cette promesse du Père : « Tu es mon dis j «je t'ai engendré aujourd liui : demaiidc-nioi , et je te « (loniu iai les nations pour hérilaf^e. e( })o m empire les (( cxtK'initfis de la terre. » 0"^ cette prédiction s adresse à Salomon, tils de David, plutôt qu'à Jésus-Christ, fils dp- Dieu, vous ne;pourriez pas davantage le soutenir. L'empire de la terre n*a point été promis au fîls de David. Sa- KMnon ne régna jamais que dans la Judée* Il n'en va point 4e même du Fils de Dieu : il a éclairé tout lunivers des rayons de son Évangile, a Son trâne est éternel, tu disent les livres saints. L'éternité convient-elle an Fils de Dieu on à Salomon, rot d'un jour et qui ne régna que sur Israël? En effet, les nations qui ne connainaient pas JésuïClhrist^ l'invoquent aujourd'hui; les peuples marchent vers Jésus- Christ qu'ils ignoraient autreloisi Tu ne peux en appeler àTavenir, quand tn vois l'événement se réaliser sous tes yeux. Nie donc que ces événcmens aient été prédits, quoiqu'ils soient manifestes ponr tous; ou qn'ils aient été accomplis, quoique nous les lisions dans les Ecritures : ou bien si tu ne peux nier ni Tun ni l'autre, il faut bien qu'ils se soient accomplis dans k personne de celui que désignaient les prophéties.

. ÇOiNiHE HERMOGME,

ou

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