XVI. Yoilà en effet que, fidèie^^ux exemples mater
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nels , elle recourt à la prière. Mais lé Christ , ' auquel il répttgDait de sortir une seconde fois du PUrdme, ^^âr^ea le Fàraclet de le remplacer. Il lui envoie donc Soter, ou Jésus, auquel le Père avait donné toute puissance sur
chacun des Eons, avec la vertu pour les soumeitrc à ses lois, afiQ que « tout fiit renouvelé en lui, » scion l'Apé- Ire ; il le lui envoie avec le minisièie et 1< cortéf^e des anges nés en même temps que lui. Ne dirais-lu pas qu'il s'avance avec les douze faisceaux ? Achamolh, épouvantée de la pompe qui l'environne, se couvre aussitôt d^un voile^' obéissant d'abord aux sentiments de vénération et de mo^ destie ; puis elle le contemple, lui et sa splendeur salu-* taire. £ile s'avance au-devant de lui par les forces mémea qu'elle en avait reçues ^ et lui adresse ces mots : Salut au Seigneur! Alors, j'imagine, celui-ci l*aocueille, la for^ tifie , ajoute k sa première forme celle de la connaissance, la délivre de tous les outrages de la Passion, qu'il expulse avec plus d'attention qu'il n'avait fait pour ks infoi tunes de sa mère. En effet, il réunit ensemble tous ces vices invétérés et fortifiés par le temps, et , après en avoir formé une masse solide, il les sépara pour qu'elles eussentà former la matière corporelle , disposant la Passion incorporelle inhérente à Achamoih à pénétrer aussitôt dans lés sub^ stances contraires des corps par son aptitude et son essence, de sorte qu*il sortit de là deux espèces de substances \ les mauvaises qui naquirent des vices; les ajibstaiices éspo^» sées aux passions qui provinrent de UpRIversion. Tdiei est rorigine de la matière qui nous a mis les armes à la main contre Hermogène et tous ceux qui soutiennent que Dieu créa le moude à i aide delà matièie, au lieu dei avuir formé de rien. ;
XVn. Achamoth , uru luis délivrée de tous ses maux , marche de progrès en progrès, et porte des fruits plus merveilleux. Echauffée dans tout son être par la joie d'avoir échappé à son infortune, et entrant dans une sorte de fermentation par 1| contemplation des lumières angé-
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liqttâB» j'ai honte d'iin pareil langage, mais il iii^est {m* possible de m'eiprimer autrement , elle se pcend d'amour an fond d'elle-même pour les auges, et sent^^t)ssir son sein par une conceptioD 3pirituelle, devant cette image , que la violence de ses transports et la joie d\mc excitation voluptueuse avaient iiuiuduite et comme iniprluue dans son cœur. Elle enfanta donc. Dès-lors il y eut trois substance^ qui provenaient de trois causes. La première était matérielle , elle avait son origine dans la passion ^ la seconde était animale , elle était ûile de la oonTersion; la tro^ stème en&n élait ijpirituelle, elle émanait de rimagina<* tion.
XVIII» Plus propre à Taetion par rautorité de ses tsw en^ts, elle entreprend de perfectionner chacune de ces espèces. Mais elle ne put atteindre la substance 6piri«> tuelle, parce qu'elle est elle-même ^irituelle. Car la ressemblance de nature ne permet point à des êtres égaux et coiisubstantiels d'agir récipnK|ucment Tua sur Tautre* Dans cette intention, elle borne ses efforts à la substance animale , après avoir produit les lois de 6oter, Et d'abord^ d blasphème qu'on ne peut ni jHononccr, ni lire, ni entendre sans horreur! elle produit notre Dieu , le DIbu de tous les hommes, excepté des hérétiques (1), le Père, le Gr^leur, le Roi de tous les êtres qui sont postérieurs» Tous, en effet ^ viennent de lui » si toutefob ils viennent de lui et non pas plutôt de cette Af^iamoiâï par laquelle, à son propre insu , secrètement et semblable à Tantomate qui obéit à l'impulsion extérieure, il était mu dans chacune de ses opérations. En un mot , c'est à cause de cette auibiguiié de personnes dans les œuvres , qu'ils lui ont imposé le nom combiné de Mèlropaior, tandis que toutes ses autres appellations .sont distinctes conlor niément à la nature et à la condition de ses actes , de sorte que pour les substances animées, qu'ils rangent à la droite, ib Tap-
(i) \m lf«eioiilie8, qui lecoantanitat imdtoa Im tt m dkomanfwii.
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pellent Père , mais que pour les substances matérielles
qu'ils reiè(^eiit II la gauche, ils le mmvaent Démkff'gue ^ et Boij lorsqu'il s'agit du gouvernement de Tcnsemble.
XIX. Mais la prupricfé des noms ne s'accorde pas même avec la propriété des œuvres d'où émanent tous les noms, puisque toutes ces œm-res auraient dû porter le nom de f^llequi les créait, si ce n'est toutefois qu'elles n'ont pas même été produites par elle. En effet, quand ils disent que leur jickamoth, pour faire honneur aux Êans, grava dans son esprit leurs images, ils la dépouillent de cette gloire pour la reporter à son premier auteur, à Soter, dont elle ne fut que Tinstrument*, de sorte que c'est Soter qui lui suggéra l'image du Père inyisible et inconnu , image inocmntte et invisible au Détmargue ; Soter qui In! donna l'idée du Noûs Démîurgue , son fils, tandis que les Archanges , œuvre du Démiurgue , représentaient tous les autres Êons. Quand je vois sortir tant d images de trois êtres, je te le demande, comment ne rirais-je pas des images de leur peintre e\t rnv;e^ant ? Quoi! la femelle Achamoth sera i image du Fèrel Quoi ! le Démîurgue ne connaîtra pas sa mère et à plus forte raison son père I Quoi 1 -l'image de Noûs qui ignore son père I Quoi ! enfin 9 les anges, qui ne sont que des serviteurs,' devenus les re-
^ présentants de leurs maîtres! YoSlà ce que j'appelle ^)é^ crire un mulet d'après un âne, et faire le portrait de Pto^ lëmée sur celui de Yalentin.
XX. Le Béndurguû^ placé hors des limites du Pléihne, et plongé dans la honteuse solitude de son éternel exil , créa un nouvel empire, le monde présent, qu il loruia du mélange des êtres animés et matériels, après en avoir banni la confusion et avoir distingué la diversité de cette double substance. En dehors des substances incorporelles , il édifie des corps lourds, légers, qui s'élèvent et qui des* cendent, célestes et terrestres : puis il couronne par son propre trône les sept étages du ciel ; de là vient qu'il a été appdé Smbbaiy à cause du ii^fêemnre de son domicile; de
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là vient encorequcsa mère u^cA«mor/i se nomme V Ogdoade^ à cause de VOgdoade primogénitale. Quant aux cieux , Us leur assignent l'intelligence^ quelquefois aussi ils les font anges, ainsi que le Démiurgue lui-même ; le Paradis, c'est leur quatrième archange, puisqu'ils le placent au<* desm du tcoisièine ciel. Adam garda quelque chose de sa . verta après y avoir séjourné au milieu des nuages et des arbrisseatUL. Ptolémie n'avait pas oublié les fables qa6 Ton raconte aux enfants, et oii Ton rencontre des fruits dans la mer, des poissons sur les arbres. Yoilà pourquoi il plaça des vergers dan» les banteurs du eiel. Le Pémiur* gue opère aveuglément : aussi ne sai^>il pas sans doute que les arbres nv pciivcni pousser que sur la terre. La mère le savait parfaitement. Que ne le lui suggérait-el!e, puisqu 1 11l exécutait ses coiu t arions ? Mais, en élevant pour son iils un si vaste empn e par cm s œuvres qui le proc^uuaient père, dieu et roi, long-temps avant les réve« ries des Yalentiniens, poi|p}uoi n'a-t-il pas voulu que ces ceuvres lui fussent connues F Je Texaminerai plus tard.
XXi, En attendant , il faut savoir que Sophia est aussi surnommée Terre et Jlèrei comme qui dirait Terre-Mhre, ^ cbose plus ridicule encore, Es^nit Mwtf* Ib ont accordé à cet être femelle tous les bonneurs, la barbe ausd sansMoute, pour ne rien dire de plus. Mais d'ailleurs le Démiurgur. , grâce à sa iaiblesse originelle, puisqu'il n était qii un des animaux , savait si peu s'élever par la connaissance jusqu'aux choses spirituelles, que, s'imaginant être seul , il se parla ainsi à lui-même : « Je suis le Dieu, « et d autre que moi , il n'y en a pas. Toutefois , il savait bien qu'U n'avait pas existé autrefois. Il comprenait donc qu'il avait été créé ^ et qu'un être créé suppose toujours un créateur quel qu*il soit? Par quel basard lui seoH blaît-il donc qu'il était seul, si, sans avoir même cette càtitude , il soupçonnait au moins qu*ii y avait quelque créateur?