‹ Les pères de l'égliseChapitre 42 sur 44 · VU · texte numérisé non relu

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Il reconnaît que, pour faire le bien, nous avons besoin du secours de la grâce de Dieu, qui la donne à qui il lui plaît et selon son lx>n plaisir; <juc cette [jràce est victorieuse et plus iigrte que la nature , àQiH elle surmonte la

Diyilizeo by GoOglc

tance ^ que la crainte de Dieu est daos Thomnie un acte de religion ^ qu'elle est le commence ment du salut, et que sans elle il n'y a point de sincère pénitence. Il préfère la virginité et la continence au mariage , et condamne toute sorte de mensonge , même les équivoques et les restrictions mentales. ,l

j, * ,^ SUR L*ÉGUSE ET LE SACREMENT DE BAPTEME, j., j., ,|

11 dit que Tarche de Noë et la nacelle de saint Pierre étaient des figures de l'Eglise, dont les hérétiques cessent d'être membres aussitôt qu'ils s'en sont séparés , en aban-> donnant la vérité^ <iue, depuis l'avènement de Jésus- Christ, le Saint-Esprit n'est plus dans la synagogue \ qu'en fait de religion, on ne doit pas contraindre, mais persuader. Quelques Chrétiens , par un zèle indiscret , s'étaient fait baptiser pour procurer du soulagement à leurs amis mortj> sans baptême. Ter tul lien désapprouve cet usage, et le cou»pare aux puriGcalions que les païens faisaient pour les morts. Parlant du baptême , il dit qu'avant de le recevoir, le cathécumène renonçait par trois fois différentes au dén mon , à ses pompes et à ses anges -, qu'ensuite il était plongé trois fois, répondant quelque chose au-delà de ce que le Seigneur a déterminé dans l'Evangile \ qu'étant lavé de ses fautes, on lui donnait à goûter du lait et dii miel, et que, depuis ce jour, il devait s'abstenir du pain ordinaire pendant toute la semaine. On se disposait au baptême par de fréquentes oraisons , par des jeunes , des génuflexions et par la confession secrète de ses péchés. Le temps destiné au baptême solennel est celui de la cinquantaine de Pàque ; mais on le donnait en tout temps, lorsqu'il y avait nécessité. C'était à l'évêque à administrer le baptême^ les prêtres néanmoins et les diacres avaient le pouvoir de le conférer avec la permission de

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révêque; les laïques mêmes le pouvaient dans le cas de nécessité. On plongeait trois fois dans l*eau celui que l'on baptisait , à chaque fois que Ton nommait une des personnes de la sainte Trinité , pour marquer la croyance de rSglise sur ce mystère. Gela se pratiquait tant pour les enfants que pour les personnes plus avancées en âge. Il parait cependant que TertuUien n était, point d'avis qu'on baptisât les premiers avant Tusage de raison , lorsqu'il n*y avait aucun danger de mort , craignant qu'en leur donnant le baptême aussitdt après leur naissance, on n'exposât les parrains à promettre dans le baptême ce que le baptisé ne voudrait peut-être point exécuter dans la suite. En cela on peut l'excuser si on l'entend des enfants des païens ou des autres dont l'éducation était en péril. Il veut encore qne 1 on difiTère le baptême des adultes qui ne sont point mariés , jusqu'à ce qu'ils se marient . ou qu'ils soient fortifiés dans la continence. Tertullien parle de l'ange qui préside au baptême. H dit que les Apôtres, avant le jour de la Pentecôte , donnaient le bapléme de saint Xean poinr préparer à la grâce; qu'il n'y a point de différence d'être bapM dans k mer, dans un étang, une rivière, une fontaine, une mare, un bassin*, que Dieu peut accorder la grâce du baptême à la foi de celui qui en a le désir ; asiJân obtient encore cettie grâce par le martyre. Le péoEe originel , avec lequel nous naissons tous, nous rend le baptême indispensable; et nous sbmmes toujours impurs et coupables aux yeux de Dieu , tant que nous n'avons point été régénérés dans l'eau. La circoncision ne produisait pas le même effet ^ elle ne servait au^t Israélites que pour les distinguer des autres peuples.

SUR LA eomraaMATioif.

Au sortir de l'eau, le nouveau baptisé reçoit Toiic-

Digiiizeu by <jOOgle

TERTULLIEN. g05

tion, d'où lui vient le nom de chrétien. Ensuite on lui impose les mains , avec la bénédiction et l'invocation du Saint-Esprit. ïertullien ne pouvait marquer plus ciaireibent le sacrement de confirmation ^ et une preuve qu'il distingue ce sacrement de celui du baptême , c'est qu'il leur attribue des effets distincts : an baptême» la rémsœion des péchës ; à ronctio» et à rimposition des mains qui sui^ vent le baptême» le don du Saint-Esprit* Il distingue en-l coi^ ailleurs ces deux sacrements en disant : On laye la chair pour purifier Tame -, on oint la chair pour consacrer raiiic ; on fait sur la chair ic sif^nc de la croix pour fortifier l'aiiie , on recouvre la chair par i imposition des mains, afin que l'ame soit éclairée par 1 Esprit. La chair mange le corps et ixîii le sang de iésusr-CJ^ist, afin X.j^î^ .en^pifisée de fi'm mèmu [ -, j r >f l i i-^fv^. j ? h 'A-k \

SUA L'airCBAftlITIB.

Ces dernières paroles ne laissent aucun lieu de douter queTertuUien n'ait reconnu la présenceréelledans TEucharistie* Il renseigne encore dans un autre endroit, oii il dit que JësufrChrist après avoir pris du pain le changea en son corps en <^sant : Ceci est mon corps. Il est vrai qu^il ajoute que le pain qu'il venait de changer en son corps en était la figure; mais il iaut remarquer que Tcrtullien ne parle ainsi que dans les livres contre Marcion, où il avait à prouver (pie les ouvraf^es du Créateur sont bons. A cet effet il all( r;ne le pain pour exemple, et dit que Marcion ne pouvait le regarder comme mauvais, puisque Jésus- Gbnst, qu'il reconnaissait pour Messie, l'avait changé en son propre corps , dont le pain offçrt par Melchisédech était la figure , de même que celui dont parle Jérémie en ces termes: Pour moi, j'étais comme un agneau plein de douceur, qu'on porte pour en fiiire une victime, et je

TERTtJLLlEN

n ' ;u ai s jxjî n t su les en tr eprist s q 11 i Is ava i en t formées con t r e moi en disant : Mettons du bois dnns son pain ; exterminons-le de la terre des vivants, et que son nom soit efifaœ de la mémoiré des hommei. TertuUien se sert du terme de sacrifice , pour marquer la célébration du mystère dt rËucharîstie. Les Chrétiens s^assemblaient affant le jour pour le célébrer; diacaii y recevait le corps de JésQS^ Oirist dans sa maii^, et après s'en être eomniiHiié datitf Féglise, il» -le portaienf dans lem maisotis pour 8*eii domniuiiier avant lé repas. Les 'fidèles se donnaient âfnssi dans relise le baiser de paix , après la prière publique , excepté les jours de jeûne solennel, comme la nuit de Pâque. 11 y en avait qui s*en abstenaient aussi lorsqu'ils jeûnaient en particulier, et qui s'abstenaient encore des prières du sacrifice les jours de station, sous prétexte qu'en recevant le corps de Jésus-Christ, on rompait le jeûne. Mais Tertullien les condamne, et veut qu'ils se conforment en tout à Tusag^e de i Église, en sorte que tous assistent aux prières dn sacrifiée. Il permet néanmoins à eeux qui s'imposent des jeûnes particuliers de difi'érer la communion dn corps de Jésus-Christ jusqu'à llieure de lenr repas.

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