Supra, n
5. Stephen Bar Sudaili, The Syrian mystic, and the book of Hierotheos, Leydo, 1886, in-8°.
§ 53. . — DIDYME l'aveugle 437
syrien Etienne Bar Sudaili, qui vécut vers Tan 500 et qui aurait écrit sous le pseudonyme d'Hiérothée.
VII. Timothée d'Alexandrie. — Le patriarche Timothée d'Alexandrie (Supra, n, in fine) laissa un recueil aujourd'hui perdu de biographies monastiques.
Sozom, Hist. eccl., vi, 29; Migne, P. G., lxvii, 1373. Cf. P. E. Luciu9f Les sources de F ancienne histoire du monachisme égyptien, dans la Revue d'hist. ecclés., t. VII (1884-1885), p. 163-198. On trouve des Responsa Canonica Timothei Alex, dans Pitra, Juris eccles. Gr&corum hist. et monum.y t. I, Rome, 1864, p. 630-645. Cf. supra § 45, m.
§ 53. — Didyme V Aveugle.
I. Sa vie. — Didyme, surnommé l'Aveugle, est Tune des personnalités les plus remarquables d'un siècle fertile en hommes distingués. Né vers 310 à Alexandrie, il n'avait que quatre ou cinq ans (1) lorsqu'il perdit la vue. a 11 n'en sut pas moins, dit Rufin, unir à la prière l'étude et le travail; il employait ses veillées continuelles et prolongées, non hélas ! à lire, mais à écouter, de sorte que l'oreille lui apprenait ce que l'œil apprend aux autres. Et lorsque dans ce travail nocturne le sommeil, comme il arrive, surprenait les lecteurs, Didyme, au lieu de profiter de leur silence pour se reposer lui aussi, ruminait pour ainsi dire tous les aliments qu'il avait pris; il reconstituaitdans sa mémoire
1. Ivzpavz^. Pallad., Hist. Laus., c. l : Mighi, P. (r., xxxiv, 1012 ; post quintum nativitatis sua annum. Hiibo*., Chronic. ad ann. AJbr. 2388 : Eus., Chronic. ed Schoene, h, 197.
et dans son esprit toute la trame des longues lectures que d'autres lui avaient faites, si bien que tout ce qu'il avait entendu, il semblait l'avoir écrit sur les pages de son intelligence. En peu de temps il acquit ainsi, Dieu aidant, une si grande science des choses divines et humaines qu'il fut choisi pour maître dans l'école ecclésiastique, non moins au courant des autres facultés, telles que la dialectique, la géométrie, l'astronomie, l'arithmétique (1). Didyme dirigea pendant plus d'un demi siècle l'école catéchétique d'Alexandrie. 11 y compta parmi ses élèves un Rufîn, un Jérôme. Il resta toujours laïque et était marié. 11 faut placer sa mort en 395.
Non seulement dans sa méthode d'exégèse, mais encore dans ses conceptions dogmatiques, Didyme avait subi profondément l'influence de son illustre prédécesseur Origène. Il sera un jour excommunié comme origéniste, c'està-dire comme défenseurde la préexistence des âmes et de l'Apocatastase (2). Pourtant l'opinion que le V* concile œcuménique (553) aurait, avec Origène et comme ses partisans, anathématisé Didyme et le diacre Evagre le Pontique (ï vers 399), ne semble reposer que sur une confusion. La vérité est que seul le président du concile, le patriarche Eutychius, en notifiant au clergé et aux fidèles de son ressort les décrets conciliaires, prononça l'an a thème sur Didyme et sur Evagre. Se référant à l'acte du patriarche comme à une sentence du concile lui-même, le VI0 (680) (3) et le VU' conciles œcuméniques (787) (4) condamnèrent les fausses doctrines d'Origène ainsi que de Didyme et
d' Evagre.
II. Ses écrits. — Les ouvrages conservés de l'écrivain aveugle se rapportent les uns au dogme, les autres à l'exé-