‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 103 sur 374 · session · texte numérisé non relu

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§ 53. — DIDYME l'aveugle 139*

gèse. Le plus important de la première classe, le ™p\ tatiStx (1) en trois livres, fut découvert par J. A Mingarelli dans un codex plein de fautes et légèrement mutilé du xie siècle ; il fut édité par les soins du même savant en 1769. Cet ouvrage, postérieur à Tan 379, est dirigé contre Tarianisme. Saint Jérôme, qui connaît bien les tendances origénistes de l'auteur (2), insiste avec raison sur sa parfaite orthodoxie au sujet de la Trinité : certe in trinitate miholicus est (3).

On trouve un complément de l'ouvrage, surtout du 11* livre, dans un écrit antérieur de Didyme, dans le livre Sur le Saint-Esprit, que nous ne connaissons que par une traduction de saint Jérôme, formant 63 courts chapitres (4). Invité par le pape saint Damase à écrire une exposition de la doctrine catholique sur le Saint-Esprit, Jérôme aima mieux, dit-il dans la Préface, « être le simple traducteur de l'ouvrage d'autrui, que de se parer, comme font plusieurs, des plumes du paon ». Cet écrit compte en effet parmi les meilleurs de l'antiquité chrétienne sur la matière.

Bien moindre est l'importance d'un traité conservé dans le texte original, mais probablement incomplet, le Kaii Movi^ahov en 18 chapitres (5). Nombre d'autres écrits dogmatiques, polémiques ou apologétiques sont perdus ou encore à retrouver ; telle notamment une explication apologétique du ntpl apx^v d'Origène (6).

Dans le domaine de l'exégèse Didyme suivait sans hésiter la méthode allégorïste et mystique, inaugurée par k grand Alexandrin. Mais de ses vastes et nombreux com-

i Micra, P. G., xxxix, 269-992.

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