DIDYME L'AVEUGLE
cum nolis, éd. J. Àloys. Mingarellius, Bologne, 1769, in- fol. Cette édition est précédée des Témoignage* anciens, recueillis par le frère de l'éditeur. — Didymi Alex., prœceptorls S. Hieronymi, In omnes episL canon, enarralio, nunquam anlehao édita. Ace. ejusdem De Spiritu Sancto ex Hieron. in ter prêt., Cologne, 1531, in-8°. Le texte de cette Enarralio est extrêmement mauvais ; mais nous avons une édition critique, avec quelques fragments de l'original, par G. Chr. Fr. Lûcke, dans les Qnœstiones ac Vindicte Didymianœ, Gœttingue, 1829-1832, in-4° (quatre programmes universitaires). — Les scolies sur la IIe Ep. aux Cor. dans Ma!, Nova Pairum BibL, t. IV, 2, p. 115-146. En appendice, p. 147-152, quelques fragments du commentaire de Didyme, sur l'Évangile de saint Jean, qu'on ne trouve pas dans la Chaîne sur cet Évangile publiée par Corderius, S. J. Anvers, 1630. — J. Chr. Wolf a donné, d'après une Chaîne, des fragments d'un commentaire sur les Actes des apôtres, dans les Anecdota Grœca, t. IV, Hambourg, 1724. — Les scolies sur le Psautier dans Mal, Op. £., t. VII, 2e p., p. 131-311 (Cf. le fragment sur le titre du Ps. 4, t. III, 1, p. 456; 2, p. 284) ; les fragments sur les Proverbes, lbid., p. 57-71. On connaissait déjà quelques reliques sur les Psaumes, par B. Corderius, Anvers, 1643-1646, et par J. A. Mingarelli, Bologne, 1784. De même, des fragments sur Job par P. Juniuq (Young), Caiena Grxc. Patrum in beatum Job, Londres, 1637, sur la Genèse, sur l'Exode et sur le IIe livre des Rois par la Chaîne de Nicépbore relative à l'Octateuque et aux livres des Rois, Leipzig, 1772-1773. Toutes ces éditions sont reproduites dans Migne, P. G., xxxix. Il y aurait à ajouter une scholie latine sur Gen., i, 27, qu'on trouve dans Pitra, Spicil. Solesm.y i, 284. — J. Drœseke a voulu attribuer à Didyme le premier des deux livres contre Apollinaire, qu'on trouve parmi les Œuvres de S. Athanase. V. Supra, § 45, m.x.
IV. Evagre le Pontique. — Evagre, surnommé le Pondue, de la province qui l'avait vu naître, vers Tan 345, ^çut, vers 380, le diaconat des mains de saint Grégoire deNysse. Conduit par son évêqueà Constantinople lors du deuxième concile œcuménique (381), il y demeura longtemps (381-397) aux côtés du patriarche Nectaire. Certains dangers que sa vertu courait dans cette ville, le décidèrent à s'éloigner et après un court séjour à Jérusalem,
il se rendit en Egypte pour y mener la vie monastique, d'abord dans les couvents du mont de Nitrie, ensuite dans le désert des cellules. On dit qu'il refusa obstinément un siège épiscopal que lui offrait Théophile d'Alexandrie. Il mourut dans le désert, à l'âge de 54 ans, réputé au loin, tant pour la sainteté de sa vie ascétique que pour ses talents d'écrivain (1). 11 passait toutefois, même de son vivant, pour origéniste. Saint Jérôme lui reproche expressément les erreurs de cette école et le signale en même temps comme précurseur de Pelage (2). Nous avons vu déjà qu'il fut, en effet, condamné comme origéniste» deux siècles après sa mort (3). Ses écrits furent traduits en latin par Rufîn (4) et par Gennade (5) ; peut-être en fut-il fait dès le même temps une version syriaque.
On n'a encore édité d'Evagre que de faibles fragments, la plupart en très mauvais état. Galland entreprit, le premier, un recueil et uu choix critique, dans la Bibl. vet. Patr.t t. VII, p. 551-581 ; cf. p.xx-xxu. Sou édition, reproduite dans Migne, P. G., xl, s'ouvre par deux écrits mis au jour par J. B. Cotelier (1686), Mova^o; ^ itepî 7tpaxttx7jç et T5>v xrci |XOva^â)v TïpaYfAatTCDV Ta alxia xal ^ xa0' ^au^îav toutcov 7tapâ8saiç. Du Ixova£<5;, Cotelier et Galland ne donnent que des fragments et des extraits. Un ouvrage qui faisait pendant à celui-là, le rvuxrctxoç tJ irepî xtôv xaxa^ituOsvTwv -pw^ew; (?), mentionné par Socrate (Hist. eccl., iv, 23;lxvii, 516), est perdu. Suivent diverses séries de sentences, d'aphorismes, de règles de conduite, dont plusieurs en latin seulement ; ce qui en existe en grec est également attribué à saint Nil. Le traité Depî tu>v oxxu) Xoftsfx&v peut bien n'être qu'un débris d'un recueil, mentionné par Socrate, l. c. et par Gennade, /. c, de paroles de l'Ecriture propres à repousser diverses tentations, au nombre de hait. Nouvelle
1. V. surtout Pallad., Hist. Laus., c. lxxxvi : Migkh, P. G , xxxiv, 1188-1197.
2. Ep. 133 ad Ctesiphont., n. 3 ; Dial. adv. Pelag. prol. ; Gomm. in Jerem. liv. IV, prol. : Migse, P. L.y xxn, 1151 ; xxiii, 496 ; xxxv, 794.