‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 111 sur 374 · DIODORE DE TARSE · texte numérisé non relu

DIODORE DE TARSE

Oéle et Rhodes, a jusqu'ici très peu occupé les critiquée. Le texte grec de son Enarraiio in canticum canticorum fut publié pour la première fois par M. A. Giacomelli, Rome, 1772, in-4°, reproduit par Galland, BibL veL Pair., t. IX ; par Migne, P. G., xl. Il reste quelques autres débris sous le nom de Philon. V. Fabricius, BibL gr.t éd. Harl., iv; 751-752, x, 479. Papadopulos-Kerameus a donné de lui une lettre ascétique, dans les *AvaX£XTa tepoaoXujxtxtîtf^ axa^oXo-Yiaç, t. I, Saint-Pétersb., 1891, p. 393-399.

§ 55. — Diodore de Tarse.

I. Sa vie. — Diodore, évêque de Tarse, en 378, et qui mourut avant 394, était né à Antioche, d'une des familles les plus distinguées de cette grande ville. Il étudia aux écoles d'Athènes, puis à celles de sa ville natale, et, fécondant par un travail persévérant les heureux dons de sa nature, il acquit dans toutes les branches de la science humaine et divine des connaissances approfondies. En même temps, par une ascèse austère, il poursuivait l'idéal de la perfection chrétienne ; au rapport de Socrate (l) et de Sozomène (2), il gouverna, de concert avec Gartérius, un couvent (3) situé à Antioche ou dans les environs.

Une lettre de l'empereur Julien, rapportée par Facundus d'Hermiane (4), contient à l'adresse de Diodore des invectives qui, sous la plume de l'apostat, sont un éclatant hommage : « Diodore,écrit-il,arma contre les anciens dieux sa langue médisante des traits même que lui fournit Athènes, cet arsenal de la science hellénique ; mais

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